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Histoires Web mercredi, février 21
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Certains seniors confrontés à une baisse du pouvoir d’achat et dans l’impossibilité d’accéder aux crédits bancaires, compte tenu de leur âge, peinent à joindre les deux bouts. Pourtant, cette frange grandissante de la population dispose d’une richesse non liquide et donc jusqu’à aujourd’hui peu exploitée : ses biens immobiliers.

Grâce à ce patrimoine, deux scénarios étaient jusqu’à présent envisageables pour qui souhaitait dégager en quelques mois des espèces sonnantes et trébuchantes : la traditionnelle vente en viager (qui donne lieu au versement d’un bouquet à la vente, puis d’une rente viagère) et, depuis quelques années, la cession de la nue-propriété du bien (qui implique le versement d’un bouquet unique).

L’inconvénient de ces deux transactions ? Leur caractère irréversible. Le bien en question sort définitivement du patrimoine du senior et ne reviendra pas à ses héritiers.

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Dans cet esprit, toujours, de libérer du cash d’un patrimoine de pierre, de nouvelles formules fleurissent depuis quelques mois sur le marché. Plusieurs start-up, comme Arrago, Dillan, Hyppo ou encore Merci Prosper, proposent de verser des liquidités aux seniors sur la base de la valeur de leur appartement ou de leur maison s’ils ont intégralement remboursé leur crédit immobilier. Selon les sites, le montant minimal débloqué va de 30 000 à 100 000 euros, pour une valeur vénale minimale du bien allant de 180 000 à 300 000 euros.

Dette à la succession

Cette monétisation partielle du bien immobilier permet au retraité de se retrouver avec un compte bancaire bien garni, sans avoir à modifier ses habitudes de vie. Il continue de vivre dans « ses murs » et dépense à sa guise cette abondance de trésorerie (loisirs, travaux, etc.). Les comptes seront réglés plus tard. Ces plates-formes insistent sur la souplesse de leur offre. Ainsi, le senior peut à tout moment rembourser la somme par anticipation et revenir à la situation initiale. Et ses héritiers pourront régler cette dette à la succession s’ils souhaitent récupérer le bien.

A y regarder de plus près, deux types de proposition coexistent : la vente et le crédit. Dans la première catégorie, Merci Prosper se dit prêt à acheter entre 10 % et 50 % de la valeur du bien ; cela revient à une détention en indivision. A savoir : il faut ici s’acquitter de 8 % de droits de mutation, plus des frais de commission représentant 10 % de la valeur monétisée, et une indemnité d’occupation.

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« Aucune hypothèque n’est prise sur le bien. Le senior pourra transmettre à son décès sa part restante de la pleine propriété à ses ayants droit. Ces derniers pourront s’ils le souhaitent racheter notre quote-part au prix du marché ou le bien sera vendu », précise Thibault Corvaisier, président et cofondateur de cette start-up.

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