
Jusqu’au bout, les libéraux de Renew, au Parlement européen, ont voulu croire que la plateforme majoritaire les unissant aux conservateurs du Parti populaire européen (PPE) et aux sociaux-démocrates (S&D) pourrait trouver un compromis autour du nouveau règlement « retour » afin d’encadrer les expulsions des migrants déboutés du droit d’asile. Lundi 9 mars, en commission des libertés publiques, leur compromis n’a pas été soutenu.
C’est un autre compromis, plus radical, proposé par le PPE, qui a été validé, cette fois avec les voix des conservateurs et de l’ensemble des groupes d’extrême droite, dont les Patriotes pour l’Europe, qui compte le Rassemblement national dans ses rangs. « Après des mois de négociations, ce vote va nous permettre de reprendre le contrôle sur la politique migratoire, afin de faire en sorte que ceux qui sont irrégulièrement sur le sol de nos pays soient enfin reconduits », a de suite salué François-Xavier Bellamy, du PPE, qui a orchestré cette majorité alternative. Pour lui, « ce règlement n’est pas un texte de plus : il est la condition pour rétablir l’autorité du droit ». Cela s’est fait en « réduisant les droits » des migrants, se sont indignés les sociaux-démocrates.
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