Chaque vendredi, Le Monde Afrique vous présente trois nouveautés musicales issues ou inspirées du continent. Cette semaine, direction le Mali en compagnie de Piers Faccini, Ballaké Sissoko, Matthieu Chedid, Balla Diabaté et Fatoumata Diawara.

« If Nothing Is Real », de Piers Faccini & Ballaké Sissoko

Cela faisait un moment qu’ils se tournaient autour. En 2006, Ballaké Sissoko avait participé à Tearing Sky, le deuxième album de Piers Faccini. Puis, en 2021, le chanteur italo-britannique avait rendu la politesse au joueur de kora malien en venant poser sa voix sur le disque Djourou. Tous deux adeptes des rencontres musicales chères au label Nø Førmat ! – Ballaké Sissoko s’étant récemment associé, entre autres, au guitariste sud-africain Derek Gripper ou au violoncelliste français Vincent Segal –, les voilà donc qui s’unissent pour un opus commun, Our Calling, sorti le 14 février. Un dialogue acoustique qui se veut « une ode sonore et narrative à la migration sous toutes ses formes »… comme celle du rossignol représenté sur la pochette.

« Je suis Mali », de Lamomali

Je suis Mali. Avec un tel titre, qui n’est pas sans évoquer le « Je suis Charlie » ayant fleuri sur les réseaux sociaux après l’attentat de 2015 à Paris, on aurait pu s’attendre à une charge contre les violences djihadistes ou militaires dans ce pays dirigé depuis 2020 par une junte. Mais de façon plus positive – voire naïve –, c’est sa « magie » qu’a choisi de chanter Matthieu Chedid alias « -M- » pour le retour de Lamomali, un projet lancé en 2017 avec Toumani Diabaté. Le joueur de kora étant décédé en juillet 2024, c’est son fils Balla (et non Sidiki, présent dans le premier album avant d’être accusé de violences conjugales en 2020) qui prend le relais au côté de Fatoumata Diawara pour ce nouveau chapitre dont le premier extrait est paru le 10 février.

« Netara », de Fatoumata Diawara

On retrouve l’omniprésente chanteuse de 43 ans, devenue l’une des meilleures ambassadrices de la musique malienne au point d’accéder au statut de « diva » dans le vocable médiatique, dans un nouveau clip, Netara, mis en ligne fin janvier. « C’est une chanson puissante sur les défis auxquels nous sommes confrontés chaque jour. Elle nous rappelle que dans la vie, nous devons nous tenir debout et protéger notre vérité, même lorsque les autres essaient de nous tirer vers le bas », explique Fatoumata Diawara sur Instagram. Ce morceau au piano jazzy est extrait de London Ko, un album paru en 2023 et qu’elle défendra sur scène, à partir d’avril, dans une tournée européenne qui la mènera en Allemagne, en Suisse, en Italie… et bien sûr à Londres.

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