
« Un peu de bien dans ce monde qui brûle. » Jean-Michel Karam ose la formule pour résumer le projet qu’il a lancé mercredi 11 mars, alors que la guerre au Moyen-Orient préoccupe les marchés financiers : l’introduction en Bourse de Ieva, le groupe qu’il a fondé en 2020.
Par la taille, l’opération est relativement modeste : Ieva cherche à lever 8 millions d’euros pour une valorisation de 127 millions d’euros en venant se coter sur Euronext Growth, compartiment boursier réservé aux PME et aux jeunes pousses, plus facile d’accès. Mais l’ambition qui la motive est clairement affichée : devenir le « Netflix de la beauté » et du bien-être.
Le concept est parlant, le modèle économique est plus complexe. Ieva englobe tout à la fois de la technologie, des marques de cosmétiques, des réseaux de boutiques (L’Atelier du sourcil et Boudoir du regard), des services et des activités de médias (My Little Paris, racheté à TF1, une communauté de quatre millions de personnes). Le tout pour miser sur la « beauty tech », un segment de marché en plein essor qui regroupe diagnostics, logiciels, plateformes de données et produits aux formules personnalisées.
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