Les députés observent une minute de silence en hommage à Lionel Jospin, mort dimanche à l’âge de 88 ans, à l’Assemblée nationale, à Paris, mardi 24 mars 2026.

Les députés ont observé, mardi 24 mars, une minute de silence en hommage à l’ex-premier ministre socialiste Lionel Jospin, mort dimanche à l’âge de 88 ans.

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En ouvrant la séance, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a salué la mémoire d’une « figure de la Ve République », « une éthique de conviction jointe à une intégrité à toute épreuve », avant de demander aux députés d’observer une minute de silence, respectée sur tous les bancs de l’hémicycle, devant une photo de l’ancien chef de gouvernement tout sourire, projetée sur les écrans.

Le président du groupe socialiste à l’Assemblée, Boris Vallaud, a ensuite salué la mémoire d’un « homme de gauche, homme d’Etat, grand socialiste ». « Lionel Jospin laisse à la France des lois, des progrès sociaux, un peu plus d’égalité et de justice », a-t-il déclaré. « Lionel Jospin nous laisse un modèle d’intégrité politique, à chacune et à chacun d’entre nous, de les cultiver », a-t-il ajouté, applaudi par l’ensemble des députés, debout, qui retrouvaient l’Assemblée après une pause parlementaire liée aux élections municipales.

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Les obsèques de Lionel Jospin se dérouleront jeudi à 14 h 30 au cimetière du Montparnasse à Paris et seront ouvertes au public. Un hommage national, annoncé par Emmanuel Macron, aura lieu juste avant, « à 11 heures aux Invalides », a précisé l’Elysée.

Le 21 avril 2002, un séisme politique

Figure centrale de la gauche, Lionel Jospin a été premier ministre de cohabitation entre 1997 et 2002 sous Jacques Chirac. Premier secrétaire du Parti socialiste de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, ministre de l’éducation nationale de François Mitterrand entre 1988 et 1992, il a également été candidat à deux reprises à l’élection présidentielle (1995 et 2002).

De nombreuses personnalités politiques de tous bords ont salué l’homme qui, porté par une conjoncture économique favorable, avait mis en place le passage à la semaine à 35 heures, la couverture maladie universelle et un contrat d’union civile, le pacs.

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Son destin avait basculé brutalement lors du 21 avril 2002, date restée comme l’un des séismes politiques de la Ve République lorsque, contre toute attente, il avait été éliminé dès le premier tour de l’élection présidentielle, au profit de Jean-Marie Le Pen.

Lionel Jospin avait annoncé en janvier avoir subi « une opération sérieuse » et être en convalescence à son domicile, mais sans divulguer de détails.

Le Monde avec AFP

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