Une loge de concierge, à Paris, en 2012.

« La Classe et la fonction », de Mariana Alves, Chandeigne & Lima, « Brûle-frontières », 112 p., 18 €.

Elle aurait aimé publier ce livre « plus tard dans [sa] vie ». Aveu étrange, elle en convient, surtout quand on est déjà dans sa trentaine et qu’il s’agit d’une première fois. Mais voilà, Mariana Alves désirait que ce roman, porté depuis longtemps et dans lequel elle décrit la loge de concierge tenue par ses parents, immigrés portugais, au cœur du 16arrondissement de Paris, et l’enfance qu’elle y a vécue, mûrisse encore. Puis une « constellation de choses » a précipité l’écriture de La Classe et la fonction, confie-t-elle au « Monde des livres » par téléphone.

Cela a commencé par la lecture de plusieurs récits d’enfants de deuxième ou troisième génération d’immigrés, tel Tenir sa langue, de Polina Panassenko (L’Olivier, 2022). Puis par celle, sur le journal en ligne Mediapart, d’un article de Mickaël Correia évoquant la condition des femmes de ménage portugaises travaillant dans les familles bourgeoises du nord de la France. C’est un déclic. Elle se met à rassembler ses idées, « à vif ».

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