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A peine nommée ministre de l’éducation nationale, Nicole Belloubet a consacré son premier déplacement à la question du harcèlement scolaire. En moyenne, plus d’un élève par classe déclare en être victime, selon les résultats d’une grande enquête nationale révélés par la ministre lundi 12 février.

L’enquête, menée en novembre 2023 dans le sillage d’un plan interministériel contre le harcèlement scolaire, a démontré que 5 % des écoliers du CE2 au CM2, 6 % des collégiens et 4 % des lycéens sont considérés comme victimes de harcèlement, a précisé la nouvelle ministre lors de son premier déplacement dans un collège de Reims.

« C’est un véritable fléau qu’il nous faut absolument réguler », a déclaré la ministre à la presse. « Un élève ne doit pas venir dans son établissement scolaire la peur au ventre, mais au contraire le sourire aux lèvres », a ajouté Mme Belloubet, qui au cours de sa visite au collège Robert-Schuman, a échangé avec l’équipe du programme de lutte contre le harcèlement de l’établissement.

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Questionnaires anonymes

« En milieu scolaire, le harcèlement est le fait, pour un élève ou un groupe d’élèves, de faire subir de manière répétée à un camarade des propos ou des comportements négatifs voire violents », expose le service statistique de l’éducation nationale, qui a exploité un échantillon représentatif de 17 000 questionnaires soumis à un total de 7,5 millions d’élèves du CE2 à la terminale.

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Les conclusions de l’étude révèlent qu’une part non-négligeable des élèves doit faire l’objet d’une vigilance accrue face au risque de harcèlement, soit 19 % des écoliers du CE2 au CM2, 6 % des collégiens et 5 % des lycéens.

Cette vaste enquête sera désormais menée chaque année sous la forme d’un « baromètre annuel du harcèlement en milieu scolaire » destiné à suivre l’évolution de ce phénomène, a annoncé la nouvelle ministre de l’éducation.

Mobilisation générale

Si une situation à risques émerge via le questionnaire, « une nouvelle autoévaluation individuelle au cours de laquelle l’anonymat sera levé, avec l’accord des parents » sera décidée, a précisé le ministère de l’éducation nationale.

Le gouvernement a dévoilé fin septembre un plan interministériel de lutte contre le harcèlement scolaire, promettant une « mobilisation générale » contre ce « phénomène massif ». Cours d’empathie, confiscation du portable dans les cas graves, exclusion des élèves harceleurs sur les réseaux sociaux : l’exécutif a affirmé faire de la lutte contre le harcèlement scolaire sa « priorité absolue » pour la rentrée 2023 après une série de drames comme le suicide de la jeune Lindsay dans le Pas-de-Calais ou d’un adolescent, Nicolas, dans les Yvelines.

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Les chiffres dévoilés lundi sont à mettre au regard d’un précédent chiffrage abondamment relayé par la presse et les responsables politiques faisant état d’une moyenne d’un élève sur 10 concerné par le harcèlement scolaire.

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Le Monde avec AFP

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