Guinée : des tirs nourris près de la prison centrale de Conakry, un blindé des forces spéciales déployé

Des tirs nourris « d’armes automatiques » ont retenti près de la prison centrale de Conakry, mardi 10 février dans la matinée, à Kaloum, le centre administratif de la capitale où se situe la présidence, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de témoins.

Dans cette même prison, un commando lourdement armé avait extrait l’ancien dictateur guinéen Moussa Dadis Camara après des échanges de tirs nourris en novembre 2023, faisant plusieurs morts.

« J’ai entendu des bruits de véhicules qui roulaient à vive allure, je me suis précipité vers la fenêtre et j’ai entendu des tirs d’armes automatiques », a raconté à l’AFP Thierno Baldé, un expert-comptable qui travaille dans le quartier. Plusieurs riverains et témoins contactés par l’AFP affirment que les tirs ont commencé peu avant 9 heures heure locale (10 heures à Paris) et ont duré un peu plus d’une demi-heure.

Un dispositif sécuritaire composé de policiers et de militaires des forces spéciales fermait l’accès à la route menant à la prison, mardi en fin de matinée, a constaté un journaliste de l’AFP.

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Un blindé des forces spéciales était visible devant la prison. Une habitante du quartier, dont le domicile se trouve à côté de la prison, explique qu’il « y a eu des tirs à l’intérieur et [qu’]il y a eu une débandade ». La situation semblait s’être calmée en milieu de matinée, selon cette même habitante qui parle d’une « accalmie ».

« Nous sommes arrivés (en voiture) au niveau de la prison, nous avons entendu des tirs et puisqu’il y avait un embouteillage nous nous sommes précipités chacun de notre côté pour fuir », a raconté à l’AFP Abdouramane Doukouré, un fonctionnaire à la retraite.

Le Monde avec AFP

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