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Retrouvez ici notre point de situation publié hier.

Au 110e jour de la guerre, d’intenses combats ont lieu, mercredi 24 janvier, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, entre l’armée israélienne et le Hamas. Les bombardements israéliens y ont fait 125 morts dans la nuit de mardi à mercredi selon le ministère de la santé du territoire palestinien. Alors que cette ville est devenue l’épicentre des combats, l’armée israélienne affirme que des responsables du mouvement islamiste palestinien se trouvent à Khan Younès.

Selon le bureau des médias du Hamas, les affrontements se déroulent désormais autour de trois hôpitaux de la ville, dont l’hôpital Nasser, encerclés par des dizaines de chars « de tous les côtés », qui ne laissent qu’un « couloir » pour que les gens puissent partir. « Des milliers de déplacés dans les hôpitaux Nasser et Al-Amal ont été contraints de partir pendant la nuit et ce matin pour Rafah », à la frontière avec l’Egypte, a affirmé le bureau du Hamas. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déploré mercredi une situation « indescriptible » dans les hôpitaux de Khan Younès.

Des tirs font 9 morts dans un abri de l’ONU à Khan Younès

Deux chars ont ouvert le feu mercredi sur un centre de formation de l’ONU devenu un refuge pour personnes déplacées à Khan Younès faisant « 9 morts et 75 blessés », a déclaré Thomas White, directeur à Gaza de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). Le bâtiment touché « abrite 800 personnes », a-t-il précisé dans son message. L’UNRWA et l’OMS tentaient mercredi de joindre le centre, a ajouté M. White qui avait fait état plus tôt de « bâtiments en feu et de victimes en masse ».

Le complexe tout entier abrite 10 000 personnes, selon James McGoldrick, coordinateur humanitaire des Nations-Unies par intérim pour les territoires palestiniens, en déplorant « encore un incident dans lequel un bâtiment utilisé à des fins humanitaires est endommagé ou frappé ». Pour le chef de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, ces frappes constituent « une violation flagrante des règles fondamentales de la guerre ».

Israël accusé de « génocide » : la CIJ rendra une décision vendredi

La plus haute juridiction de l’ONU a annoncé mercredi qu’elle rendra vendredi sa décision sur des mesures urgentes réclamées par l’Afrique du Sud, qui accuse Israël de « génocide » des Palestiniens dans la bande de Gaza.

Pretoria avait saisi le mois dernier en urgence la juridiction, en arguant qu’Israël violait la Convention des Nations unies sur le génocide, signée en 1948, à la suite de la Shoah. L’Afrique du Sud souhaite que la Cour internationale de justice (CIJ) émette des « mesures provisoires », des ordonnances d’urgence pour protéger les Palestiniens de Gaza contre d’éventuelles violations de la convention.

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La cour ne statuera ainsi que sur la demande de mesures d’urgence de l’Afrique du Sud, et non sur la question fondamentale de savoir si Israël commet réellement un génocide – ceci pourrait prendre des années. Cependant, elle pourrait ordonner à Israël d’arrêter sa campagne militaire à Gaza. Les ordonnances de la CIJ, qui tranche les différends entre pays, sont juridiquement contraignantes et sans appel. Cependant, elle n’a aucun moyen pour les faire appliquer. Elle a, par exemple, ordonné à la Russie de suspendre son invasion de l’Ukraine. « Personne ne nous arrêtera, ni La Haye, ni l’axe du mal, ni personne d’autre », a d’ores et déjà prévenu le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.

Des ONG demandent de cesser toute livraison d’armes à Israël et aux groupes armés palestiniens

Seize organisations humanitaires, dont Médecins du monde, Oxfam et Amnesty International, ont appelé mercredi tous les pays à cesser de fournir des armes à Israël et aux groupes armés palestiniens « qui peuvent être utilisées pour commettre des violations du droit international humanitaire et des droits humains ».

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Réclamant un « cessez-le-feu immédiat », elles appellent le Conseil de sécurité des Nations unies à adopter « des mesures » pour mettre fin à ces livraisons d’armes : « La communauté internationale n’a que trop tardé à respecter ces engagements. » Les ONG s’en prennent également aux « bombardements » et au « siège israélien », qui « privent la population civile des éléments essentiels à sa survie et rendent Gaza inhabitable ». Elles affirment aussi que 167 travailleurs humanitaires ont été tués à Gaza, c’en est « le nombre le plus élevé de tous les conflits » du XXIe siècle.

Les houthistes ordonnent au personnel américain et britannique de l’ONU de quitter le Yémen

Dans une lettre adressée mercredi au coordinateur humanitaire par intérim de l’ONU au Yémen, Peter Hawkins, le ministère des affaires étrangères yéménite houthiste annonce que « les fonctionnaires et les travailleurs de nationalités américaine et britannique (…) doivent se préparer à quitter le pays dans les trente jours ». La missive ordonne également aux organisations étrangères de ne pas embaucher de citoyens américains et britanniques pour les opérations au Yémen.

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Cette décision fait suite aux frappes menées par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne qui, avec le soutien d’autres pays, tentent d’endiguer les attaques du groupe allié à l’Iran visant le trafic maritime international en mer Rouge. La semaine dernière, le gouvernement américain a également réinscrit les houthistes sur sa liste de groupes terroristes. Les houthistes ont déclaré que leurs attaques s’inscrivaient dans le cadre de la solidarité avec les Palestiniens.

Le Monde avec AFP

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