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Au lendemain de l’écartement d’une trêve par Benyamin Nétanyahou, qui a ordonné à l’armée israélienne de « préparer » une offensive sur Rafah, l’armée israélienne a intensifié, jeudi 8 février, ses frappes sur la ville du sud de l’enclave palestinienne. Accentuant les craintes sur le sort de plus d’un million de Palestiniens qui y sont coincés, majoritairement des déplacés depuis le début de la guerre.

Sur le terrain, des témoins et des sources hospitalières ont fait état de bombardements mortels nocturnes dans le sud du territoire, le ministère de la santé contrôlé par le Hamas dénombrant au total 130 morts au cours des dernières vingt-quatre heures. Selon un journaliste de l’Agence France-Presse, l’armée israélienne a mené sept frappes aériennes à Rafah.

Les Etats-Unis ont averti jeudi Israël du risque d’un « désastre » à Rafah, en cas de nouvelle offensive.
« Nous n’avons encore vu aucune preuve d’une planification sérieuse d’une telle opération et mener une telle opération, maintenant, sans planification et sans réflexion dans une zone où un million de personnes sont abritées serait un désastre », a déclaré à la presse le porte-parole adjoint du département d’Etat, Vedant Patel.

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Le ministère de la santé du Hamas a également annoncé jeudi un bilan de 27 840 personnes tuées et 67 317 autres blessées dans l’enclave palestinienne depuis le début du conflit. Ce bilan n’a pas pu être vérifié de manière indépendante.

• Le Hamas se dit toujours « ouvert » à un cessez-le-feu

Malgré le refus par Benyamin Nétanyahou des termes d’un cessez-le-feu énoncés par le Hamas mercredi soir, un responsable proche du mouvement islamiste palestinien a déclaré jeudi, avant le début d’u nouveau cycle de pourparlers en Egypte, que le Hamas est toujours « ouvert » aux négociations en vue d’un cessez-le-feu à Gaza.

« La délégation du Hamas va rencontrer ce matin des responsables égyptiens, puis une délégation du Qatar se joindra aux réunions, et Qataris et Egyptiens vont tenter de rapprocher les points de vue des deux parties » via plusieurs rounds de négociations, a expliqué ce dernier à l’Agence France-Presse, sous le couvert de l’anonymat. « Nous nous attendons à des négociations très compliquées et difficiles, mais le Hamas est ouvert aux discussions et désireux d’arriver à un cessez-le-feu », a-t-il ajouté.

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S’il a estimé que des éléments de la réponse formulée par le Hamas étaient « inacceptables », le secrétaire d’Etat américain, Anthony Blinken, qui a quitté Israël jeudi en début d’après-midi, a estimé mercredi soir, qu’il restait « de la place pour un accord ». Pour sa part, le président américain, Joe Biden, recevra le 12 février, à la Maison Blanche, le roi Abdallah II de Jordanie, pour évoquer « la situation à Gaza » et discuter de « l’idée d’une paix durable passant par une solution à deux Etats garantissant la sécurité d’Israël ».

• L’ONU alerte sur les destructions menées par Israël qui constituent un « crime de guerre »

Des Palestiniens inspectent un appartement détruit par un bombardement israélien sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 8 février 2024.

Le haut-commissaire aux droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU) a averti jeudi, que les destructions de bâtiments dans la bande de Gaza près de la frontière israélienne, conduites par l’armée d’Israël, constituaient un « crime de guerre ».

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« Les destructions visant à créer une « zone tampon » pour des raisons de sécurité ne répondent pas aux critères (…) du droit humanitaire international », a déclaré Volker Türk dans un communiqué. Il a ajouté que, depuis octobre, ses services avaient enregistré « une destruction et une démolition généralisées », notamment de « bâtiments résidentiels, d’écoles et d’universités dans des zones où les combats n’ont pas ou plus lieu ».

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De telles destructions ont été observées ces dernières semaines à Beit Hanoun et dans la ville de Gaza, dans le nord du territoire palestinien assiégé, ainsi que dans le camp de Nousseirat, et à Khan Younès, dans le Sud. Elles semblent « avoir pour but ou pour effet de rendre impossible le retour des civils dans ces zones », a fustigé M. Türk.

• Frappe de l’armée israélienne dans le sud Liban contre un commandant du Hezbollah

Un bombardement israélien sur le village de Kfarkila dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 8 février 2024.

L’armée israélienne a fait état jeudi de tirs provenant du Liban sur le nord d’Israël, blessant grièvement un soldat. Depuis le 7 octobre, le mouvement islamiste libanais Hezbollah, allié du Hamas, revendique régulièrement des tirs vers Israël qui riposte.

Elle a également confirmé à l’Agence France-Presse en fin de journée avoir mené une frappe aérienne dans le sud du Liban contre un « commandant » du Hezbollah pro-iranien, soutien du mouvement islamiste palestinien.

Plus tôt dans la soirée, une source de sécurité libanaise avait déclaré qu’un responsable militaire du Hezbollah avait été gravement blessé dans un bombardement aérien qui a visé jeudi sa voiture, dans le sud du pays.

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Le Monde avec AFP

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