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Au 111e jour de la guerre entre Israël et le Hamas, jeudi 25 janvier, les combats restent concentrés dans la ville de Khan Younès, située au sud de la bande de Gaza. L’armée israélienne, qui a annoncé mardi avoir « encerclé » la ville, affirme que des responsables du mouvement islamiste palestinien s’y trouvent. Le ministère de la santé du Hamas a fait état jeudi de cinquante tués durant les dernières vingt-quatre heures à Khan Younès, où l’armée israélienne a assuré que ses tireurs d’élite avaient tué plusieurs « terroristes ».

L’aviation a visé des membres du Hamas dans le centre et le nord de la bande de Gaza et d’autres combattants ont été tués dans des « combats rapprochés », a ajouté l’armée israélienne dans un communiqué.

En parallèle, le Qatar, l’Egypte et les Etats-Unis tentent actuellement une médiation afin de parvenir à une nouvelle trêve, plus longue, à Gaza, incluant la libération d’otages et de prisonniers. Mais, dans un enregistrement obtenu par la chaîne israélienne 12, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a jugé « problématique » le rôle de médiateur du Qatar, pays où est établie la direction politique du Hamas.

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« Je n’ai aucune illusion à leur égard. Ils ont des moyens de faire pression [sur le Hamas]. Et pourquoi ? Parce qu’ils les financent », a affirmé en hébreu M. Nétanyahou, selon cet enregistrement. Le Qatar s’est dit « consterné » par ces déclarations attribuées au dirigeant, les accusant d’« entraver et [de] saper le processus de médiation, pour des raisons qui semblent servir davantage sa carrière politique » que les « otages israéliens », a souligné dans la nuit le ministère des affaires étrangères.

  • A Gaza, le bilan des frappes sur un abri de l’ONU passe à treize morts ; Israël exige l’évacuation du camp

Au lendemain des frappes survenues sur une structure de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le bilan est monté à treize morts, a annoncé l’institution, jeudi 25 janvier. Un premier bilan avait fait état de neuf morts, mercredi.

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L’armée israélienne a de son côté déclaré qu’un « examen approfondi des opérations des forces présentes à proximité [était] en cours », sans écarter la possibilité d’une frappe du Hamas. Elle est néanmoins la seule force dans la bande de Gaza à déployer des chars. Jeudi, un porte-parole de l’UNRWA a affirmé auprès de l’Agence France-Presse (AFP) qu’Israël avait exigé une évacuation du camp. Ce que dément l’armée israélienne jeudi soir. « Aucune demande d’évacuation spécifique n’a été communiquée à l’UNRWA ou à ceux qui restent à proximité » du refuge, a-t-elle fait savoir. Elle a dans le même temps publié sur les réseaux sociaux des ordres d’évacuation des zones de Khan Younès où les télécommunications sont limitées et où les combats se sont intensifiés ces derniers jours.

  • Le Hamas met en cause Israël dans des tirs meurtriers contre des civils à Gaza

L’organisation islamiste palestinienne a accusé jeudi Israël d’avoir tué vingt civils et blessé 150 autres alors qu’ils faisaient la queue pour recevoir de l’aide humanitaire à la sortie de la ville de Gaza.

« L’occupation israélienne a commis un nouveau massacre contre des milliers de bouches affamées », a affirmé le porte-parole du ministère de la santé du Hamas, Ashraf Al-Qudra. Le Jihad islamique, un autre mouvement palestinien, a évoqué des tirs d’« obus d’artillerie et des roquettes ». De son côté, l’armée israélienne n’a pas confirmé ces informations.

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  • Israël accuse l’OMS de « collusion » avec le Hamas

S’exprimant lors d’une réunion du conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’ambassadrice israélienne auprès des Nations unies à Genève, Meirav Eilon Shahar, a accusé jeudi l’institution de « collusion » avec le Hamas. Dans une charge violente, l’ambassadrice a affirmé que « l’OMS savait que des otages étaient retenus dans les hôpitaux et que des terroristes y opéraient ».

Israël accuse le Hamas d’avoir utilisé les hôpitaux pour mener des attaques et cacher des tunnels et des armes, ce que le mouvement dément. « Il s’agit de faits indéniables que l’OMS a choisi d’ignorer à maintes reprises. Il ne s’agit pas d’incompétence. Il s’agit de collusion », a dénoncé Mme Shahar. Dans chaque hôpital que « l’IDF [l’armée israélienne] a fouillé [dans la bande de] Gaza, elle y a trouvé des preuves qu’il était utilisé à des fins terroristes par le Hamas », a-t-elle ajouté sur le réseau social X.

  • Un 42e Français identifié parmi les victimes du 7 octobre

Un 42e Français a été identifié parmi les personnes tuées en Israël par le Hamas lors de l’attaque sanglante du 7 octobre 2023, a annoncé jeudi le ministère des affaires étrangères français.

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« Malheureusement, nous sommes amenés à rehausser à quarante-deux le nombre des victimes françaises des attaques [du 7 octobre 2023]. Nous avons appris récemment qu’un binational, dont nous ignorions la nationalité française, compte parmi les victimes », a déclaré un porte-parole du Quai d’Orsay lors d’un point presse. Il n’a donné aucune indication sur l’âge de la victime ni sur les circonstances de sa mort et a rappelé que trois Français restaient « toujours otages dans la bande de Gaza ».

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