Meilleures Actions
Histoires Web vendredi, mars 1
Bulletin

Retrouvez ici notre point de situation publié hier.

A Khan Younès, l’armée israélienne a annoncé avoir « éliminé des terroristes » et découvert samedi un tunnel dans lequel « une vingtaine d’otages » avaient été enfermés avec « peu d’oxygène et une humidité épouvantable ». Les soldats y ont trouvé des dessins réalisés par une enfant captive de cinq ans. L’armée mène également des opérations autour de Jabaliya, dans le nord de Gaza, d’après des témoins consultés par l’Agence France-Presse (AFP).

Sur le terrain, le Hamas a rapporté de nombreuses frappes aériennes et tirs d’artillerie, notamment à Khan Younès, la grande ville du sud, désormais épicentre des combats au 107e jour de guerre. Dimanche, des dizaines de déplacés, bidons à la main, ont patienté lors d’une distribution d’eau organisée par Médecins sans frontières à Rafah, dans l’extrême-sud de Gaza, où se sont réfugiées des centaines de milliers de personnes, a constaté l’Agence France-Presse. Dans un territoire dévasté par les combats, la population est exposée au risque de famine et d’épidémies, alerte l’Organisation des Nations unies (ONU) selon qui au moins 1,7 des quelque 2,4 millions d’habitants ont été déplacés.

D’après le ministère de la santé du Hamas, il n’y a eu « aucun progrès » pour augmenter les livraisons d’aide humanitaire au territoire assiégé, le gouvernement israélien restant sourd aux pressions internationales pour un cessez-le-feu humanitaire.

Lire la chronique | Article réservé à nos abonnés Guerre Hamas-Israël : le spectre de la famine à Gaza

Le Hamas reconnaît des « erreurs » lors de son attaque du 7 octobre

Livrant pour la première fois sa « version des faits », le Hamas a reconnu que « peut-être que des erreurs ont eu lieu » dans le « chaos » provoqué par « l’effondrement soudain de l’appareil sécuritaire et militaire » à la frontière entre Israël et Gaza, dimanche. Il a cependant nié avoir visé des civils, si ce n’est « par accident, et au cours de confrontations avec les forces d’occupation ». Pour l’organisation classée terroriste dans l’Union européenne, aux Etats-Unis et en Israel, l’opération « déluge d’al-Aqsa » était une « étape nécessaire » et une « réponse normale » face à « tous les complots israéliens contre le peuple palestinien ».

Dans son document, le Hamas exige « l’arrêt immédiat de l’agression israélienne » alors qu’Israël, qui a pour objectif d’« anéantir » le mouvement islamiste à Gaza, refuse tout arrêt des combats sans la libération des otages. Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a affirmé dans une vidéo qu’il rejetait « catégoriquement » les conditions du Hamas palestinien pour libérer les otages, après la publication par de ce rapport.

Le Hamas affirme par ailleurs que le « peuple palestinien » peut « décider de l’avenir » du territoire et rejette les « projets internationaux ou israéliens ». Samedi, M. Nétanyahou avait refusé une « souveraineté » future des Palestiniens sur la bande côtière, où le Hamas a pris le pouvoir en 2007.

Lire le décryptage | Article réservé à nos abonnés En Israël, les divisions du cabinet de guerre s’expriment publiquement

Ismaïl Haniyeh, chef du Hamas, en visite en Turquie

Le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh, basé au Qatar, a rencontré samedi en Turquie le ministre turc des affaires étrangères Hakan Fidan, ont annoncé dimanche des sources diplomatiques sans préciser le lieu exact de la rencontre. La « libération des otages » et « l’instauration d’un cessez-le-feu le plus rapidement possible » ont figuré au cœur des discussions, selon ces sources. Le dernier contact officiel, par téléphone, entre les deux responsables remontait au 16 octobre.

Le Monde Application

La Matinale du Monde

Chaque matin, retrouvez notre sélection de 20 articles à ne pas manquer

Télécharger l’application

Dès le début du conflit, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait proposé sa médiation entre le Hamas, « mouvement libérateur » selon lui, et Israël, qu’il a plusieurs fois qualifié d’« Etat terroriste ». Mais les discussions ont été jusqu’ici surtout menées par le Qatar et l’Egypte.

Malgré le fervent soutien d’Ankara à la cause palestinienne, les autorités turques avaient prié discrètement les responsables du Hamas présents en Turquie de quitter son territoire après l’attaque sans précédent du 7 octobre, sur le sol israélien.

Lire le récit : Article réservé à nos abonnés L’assassinat d’un puissant chef du Hamas à Beyrouth fait craindre une extension du conflit

Washington prend « très au sérieux » l’attaque menée contre une base en Irak

La base aérienne d’Ain al-Assad qui accueille les forces américaines en Irak dans la province occidentale d’Anbar, en Irak, le 8 juillet 2021.

Samedi, des combattants pro-Iran ont attaqué une base en Irak abritant des troupes américaines et de la coalition internationale, a déclaré dimanche un haut responsable américain. « C’était une attaque très sérieuse, utilisant des missiles balistiques qui ont posé une véritable menace », a déclaré Jon Finer, un des conseillers à la sécurité nationale du président américain Joe Biden, lors d’une interview sur ABC.

Tous les missiles visant la base aérienne d’al-Assad, dans l’ouest de l’Irak, n’ont pas pu être arrêtés par les systèmes de défense anti-aérienne, et au moins un militaire irakien a été blessé, selon le Commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom).

« Les Etats-Unis ont montré par le passé que quand ces attaques sont survenues en Irak et en Syrie, nous répondons quand nous considérons que cela est nécessaire », a-t-il ajouté. « Nous aurons davantage à dire sur le sujet très bientôt. » L’attaque a été revendiquée par la « Résistance islamique en Irak », nébuleuse de combattants issus des groupes armés pro-Iran.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés En Irak, les Etats-Unis envoient un avertissement aux milices pro-Iran en ciblant un cadre opérationnel

L’armée israélienne a annoncé la mort d’un de ses soldats otages à Gaza

« Le sergent Shay Levinson, 19 ans, est tombé le 7 octobre » et « son corps est aux mains du Hamas », le mouvement islamiste qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, affirme l’armée dans un communiqué. Le jeune homme vivait à Givat Avni, un village du nord d’Israël et servait dans une unité combattante.

Cette annonce porte à 28 le nombre d’otages qui auraient été tués et dont les corps sont retenus dans la bande de Gaza, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse sur la base de données israéliennes.

L’attaque du Hamas a entraîné la mort d’environ 1 140 personnes du côté israélien, en majorité des civils tués le 7 octobre, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de chiffres officiels israéliens. Une centaine a été libérée en échange de prisonniers palestiniens lors d’une trêve des combats fin novembre. Selon le bilan des autorités israéliennes, 132 sont encore à Gaza.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La France et le Qatar ont livré des médicaments au Hamas pour les otages israéliens

Sébastien Lecornu est attendu lundi en Israël

Le ministre français des armées Sébastien Lecornu visite la base du contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) dans le village de Deir Kifa, au sud du Liban, le 2 novembre 2023.

Le ministre français des armées, Sébastien Lecornu, rencontre lundi en Israël des familles d’otages du Hamas, avant de s’entretenir avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, le ministre de la défense Yoav Gallant et plusieurs membres du cabinet de guerre. Emmanuel Macron, a appelé récemment à « reprendre encore et encore les négociations pour [la] libération » des otages du Hamas. Trois Français sont toujours « disparus », probablement otages dans le territoire palestinien.

Les échanges porteront « sur la situation à Gaza, sur les efforts pour obtenir la libération des otages et disparus français, sur la protection des populations civiles et le soutien humanitaire apporté par la France » mais aussi sur les efforts pour éviter une « escalade régionale, notamment au Liban et en mer Rouge », où les rebelles yéménites houthis mènent des attaques contre des navires, a indiqué dimanche le cabinet du ministre français.

C’est la deuxième visite du ministre français des Armées en Israël depuis le début de la guerre déclenchée par l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien le 7 octobre. Lors de cette précédente tournée, Sébastien Lecornu s’était rendu, outre Israël, en Egypte, en Arabie saoudite et au Qatar. Il s’est aussi déplacé ultérieurement sur le porte-hélicoptères Dixmude amarré en Egypte près de Gaza et où sont soignés des civils palestiniens, puis dans le sud-Liban où sont déployés 700 soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, la mission de l’ONU qui fait tampon entre le Liban et Israël.

Lire le décryptage | Article réservé à nos abonnés Emmanuel Macron annonce de nouvelles livraisons d’armes à l’Ukraine et plaide pour des « opérations ciblées » à Gaza

Le Monde

Share.
© 2024 Mahalsa France. Tous droits réservés.