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Retrouvez ici notre point de situation publié hier.

L’armée israélienne a intensément bombardé la ville de Khan Younès et ses environs, ainsi que le camp de réfugiés de Jabaliya, dans la bande de Gaza, ont rapporté des témoins à Associated Press et à l’Agence France-Presse (AFP), samedi 20 janvier, après une semaine de coupure de télécommunications. Les forces israéliennes ont affirmé avoir détruit des « infrastructures terroristes » sur le territoire et frappé des lanceurs de roquettes à Khan Younès. Le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, a fait aussi part de combats acharnés dans le nord de l’enclave. Par ailleurs, des tracts montrant des photos des otages, et appelant les habitants à partager toute information à leur sujet, ont été largués par l’armée israélienne sur la ville de Rafah, frontalière avec l’Egypte, où s’entassent des dizaines de milliers de déplacés.

Le ministère de la santé de la bande de Gaza, territoire administré par le Hamas, a annoncé un bilan de 24 927 personnes tuées, en majorité des femmes, des adolescents et des enfants dans la bande de Gaza, depuis le 7 octobre. La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas dans le sud d’Israël qui a entraîné la mort de 1 140 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’Agence France-Presse à partir de chiffres officiels israéliens.

Selon Israël, 132 otages se trouvent toujours dans le territoire. Au moins 27 auraient été tués, d’après un décompte de l’AFP. Une manifestation a d’ailleurs eu lieu devant le domicile du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, pour exprimer un mécontentement face à l’absence apparente de progrès de son gouvernement dans la libération des otages, craignant que l’opération militaire d’Israël à Gaza ne mette encore plus leur vie en danger.

L’Organisation mondiale de la santé a déploré des « conditions de vie inhumaines » dans le territoire peuplé de 2,4 millions d’habitants. Selon l’agence onusienne chargée de la coordination humanitaire (Ocha), 375 000 personnes y sont menacées de « sous-alimentation sévère ». Au moins 1,7 million de personnes ont été déplacées par la guerre à Gaza, selon des chiffres révisés de l’Agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

Lire le décryptage | Article réservé à nos abonnés En Israël, les divisions du cabinet de guerre s’expriment publiquement

Nétanyahou opposé à « la souveraineté palestinienne » à Gaza évoquée par Joe Biden

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déclaré samedi avoir réitéré auprès de Joe Biden son opposition à « la souveraineté palestinienne » dans la bande de Gaza, assurant qu’ « Israël doit conserver le contrôle de la sécurité de l’enclave palestinienne ». La veille, le président américain, après un entretien téléphonique avec le chef du gouvernement israélien, déclarait qu’il était encore possible que M. Nétanyahou accepte une certaine forme d’Etat palestinien.

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a affirmé, lors du sommet du Mouvement des non-alignés, en Ouganda, que « le droit du peuple palestinien à construire son propre Etat doit être reconnu par tous » et que tout « déni » était « inacceptable ».

Le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza depuis 2007, a, pour sa part, rejeté samedi les propos du président américain sur la possibilité d’un Etat palestinien, les qualifiant d’« illusion » qui « ne dupe » pas les Palestiniens. M. Biden est « un partenaire à part entière de la guerre génocidaire et notre peuple n’attend rien de bon de lui », a commenté Izzat Al-Richiq, un responsable du mouvement islamiste, critiquant « ceux qui se considèrent comme les porte-parole officiels du peuple palestinien et qui veulent décider pour le peuple palestinien du type de pays qui lui convient ».

Lire la tribune | Article réservé à nos abonnés « A Gaza, une solution purement militaire ne suffira pas si elle ne débouche pas sur un projet politique »

Cinq membres des gardiens de la révolution iraniens tués à Damas dans une frappe imputée à Israël

Les services d’urgence travaillent sur un bâtiment touché par une frappe aérienne à Damas, en Syrie, samedi 20 janvier 2024.

Cinq membres des gardiens de la révolution ont été tués dans une frappe israélienne à Damas, a affirmé l’armée idéologique de l’Iran, Téhéran menaçant Israël de représailles. Parmi les victimes figurent deux hauts responsables des pasdarans, selon une source militaire et des médias iraniens, dont le « responsable des renseignements des gardiens en Syrie et son adjoint », selon l’agence de presse iranienne Mehr. La frappe a fait en tout dix morts, détruisant un bâtiment de quatre étages dans le quartier de Mazzé (ouest), où se tenait une « réunion de chefs pro-Iran », a communiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une organisation non gouvernementale disposant d’un vaste réseau de sources en Syrie.

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Ces dernières semaines, Israël, ennemi juré de l’Iran, a été accusé d’avoir tué lors d’opérations ciblées un haut responsable iranien en Syrie et le numéro deux du Hamas au Liban, faisant craindre une extension de sa guerre contre le mouvement islamiste palestinien à Gaza. Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne a communiqué qu’elle ne « commentait pas les informations des médias étrangers ».

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Nasser Kanani, a « fermement » condamné l’attaque, et son pays a menacé Israël de représailles « au moment et à l’endroit appropriés », selon un communiqué de la diplomatie iranienne. Les gardiens de la révolution avaient mené le 15 janvier une attaque au Kurdistan irakien contre « un quartier général » d’où opéraient, selon eux, les services de renseignement d’Israël. Ils avaient expliqué riposter à de récentes opérations d’élimination de commandants iraniens ou alliés par Israël.

Lire le décryptage | Article réservé à nos abonnés Entre calculs et fébrilité, comment l’Iran a réévalué sa stratégie régionale après l’attaque du Hamas contre Israël

Les Etats-Unis déclarent avoir « détruit » un missile houthiste

Le Pentagone a mené des frappes qualifiées d’« autodéfense » contre les houthistes vers 4 heures du matin (heure locale) et « détruit un missile antinavire houthiste qui était dirigé vers le golfe d’Aden et prêt à être lancé », a déclaré dans un communiqué le commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom). Les rebelles yéménites mènent des attaques répétées contre des navires marchands en mer Rouge et dans le golfe d’Aden depuis plusieurs semaines.

Les houthistes affirment viser des navires marchands « liés à Israël » en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, en signe de solidarité avec les Palestiniens à Gaza. Les forces américaines et britanniques avaient pour la première fois frappé les rebelles au Yémen le 12 janvier. Plusieurs autres frappes ont suivi depuis, dont vendredi par l’armée américaine contre des lanceurs de missiles.

Lire la chronique | Article réservé à nos abonnés Houthistes dans « Le Monde », du conflit au Yémen à la guerre Israël-Hamas

Environ 25 000 personnes ont marché à Madrid pour demander « l’arrêt du génocide en Palestine »

Des personnes brandissent des pancartes contre la guerre lors d’une manifestation demandant un cessez-le-feu à Gaza, à Madrid, Espagne, le 20 janvier 2024.

Des milliers de personnes portant des drapeaux palestiniens et entonnant des slogans contre Israël ont défilé, samedi à Madrid et dans d’autres villes espagnoles, dont Barcelone, Valence et Séville, pour demander « l’arrêt du génocide en Palestine ». Dans la capitale espagnole, quelque 25 000 personnes, selon le gouvernement, ont marché entre la gare d’Atocha et la place de Cibèle, au centre de la capitale.

A Madrid, la banderole de tête, aux couleurs du drapeau palestinien, demandait au gouvernement espagnol de « mettre fin au commerce des armes et aux relations avec Israël ». Certains manifestants tenaient des pancartes sur lesquelles était écrit en anglais « Stop genocide ». Les manifestations ont eu lieu à l’appel de la plate-forme Réseau de solidarité contre l’occupation de la Palestine avec comme mot d’ordre « Arrêtons le génocide en Palestine ».

Au sein de l’Union européenne, l’Espagne a été l’une des voix les plus critiques à l’égard d’Israël dans le conflit engendré par l’attaque du Hamas le 7 octobre en Israël. En novembre, Israël avait rappelé son ambassadrice en Espagne pour consultations, après des propos jugés « scandaleux » du premier ministre socialiste, Pedro Sanchez. Ce dernier avait notamment demandé « le strict respect du droit international humanitaire, qui aujourd’hui n’est clairement pas respecté » à Gaza. L’ambassadrice israélienne est revenue à Madrid en janvier.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’Espagne se pose en critique contre Israël dans une Union européenne prudente

Le Monde avec AP et AFP

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