Meilleures Actions
Histoires Web mercredi, avril 24
Bulletin

Retrouvez ici notre point sur la situation d’hier.

La guerre entre Israël et le Hamas a fait 32 916 morts dans la bande de Gaza, majoritairement des civils, selon un bilan diffusé, mardi 2 avril, par le ministère de la santé du mouvement islamiste palestinien. Côté israélien, environ 1 160 personnes sont mortes – il s’agit aussi de civils pour la plupart – lors de l’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023, selon un décompte de l’Agence France-Presse (AFP), établi à partir de sources officielles israéliennes. De plus, selon l’armée israélienne, 600 soldats ont été tués dans des combats à Gaza.

Nétanyahou admet une frappe israélienne « non intentionnelle », après la mort de sept humanitaires à Gaza,

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a admis mardi que les sept collaborateurs de l’ONG américaine World Central Kitchen (WCK) tués la veille à Gaza avaient été victimes d’une frappe israélienne « non intentionnelle ». « Cela arrive, dans une guerre, (…) [nous] ferons tout pour que cela ne se reproduise plus jamais », a-t-il déclaré.

WCK a précisé dans un communiqué que les victimes étaient « originaires d’Australie, de Pologne, du Royaume-Uni », et qu’elles comprenaient aussi « un citoyen ayant la double nationalité américaine et canadienne et une personne palestinienne ». L’ONG a annoncé dans la foulée suspendre ses activités dans la région.

Après cette frappe, plusieurs pays ont réclamé des explications à Israël. « Nous avons exhorté [les autorités israéliennes] à mener une enquête rapide et impartiale pour comprendre exactement ce qui s’est passé », a notamment dit le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, lors d’une conférence de presse à Paris.

Le chef de la diplomatie française, Stéphane Séjourné, a, lui, exprimé la « condamnation ferme » de la France. « La protection des humanitaires est un impératif moral et juridique auquel tout le monde doit se tenir », a-t-il ajouté.

L’armée israélienne a promis « une enquête pour examiner plus avant ce sérieux événement ». « Cela nous aidera à limiter le risque qu’un tel événement se reproduise », a affirmé Daniel Hagari, porte-parole de l’armée.

WCK a notamment participé à l’envoi d’un premier bateau d’aide de Chypre vers Gaza qui avait déchargé sa cargaison à la mi-mars sous la supervision de l’armée israélienne.

Des frappes attribuées à Israël sur le consulat d’Iran à Damas

Lundi, des frappes attribuées à l’aviation israélienne ont pulvérisé le consulat iranien à Damas, la capitale syrienne, tuant deux commandants de la Force Al-Qods, et cinq autres membres de cette branche des gardiens de la révolution chargée des opérations extérieures. Mardi, la télévision d’Etat iranienne a annoncé que le bilan s’était alourdi à 13 morts.

Le Monde Application

La Matinale du Monde

Chaque matin, retrouvez notre sélection de 20 articles à ne pas manquer

Télécharger l’application

Le président iranien, Ebrahim Raïssi, a assuré que ces frappes « ne resteraient pas sans réponse ». Le porte-parole du ministre des affaires étrangères iranien a pour sa part affirmé que la République islamique déciderait du type de réaction et de punition à adopter contre l’Etat hébreu – qui n’a pas confirmé être à l’origine de ces frappes.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a « condamné » mardi ces frappes, appelant à « respecter le droit international » et à « éviter toute escalade ».

L’Iran est confronté à un dilemme. Une riposte pourrait provoquer un conflit ouvert avec Israël et un embrasement régional. Un scénario que Téhéran cherche à éviter, depuis le début de la guerre à Gaza, laissant ses alliés au sein de « l’axe de la résistance » – le Hezbollah libanais, les milices irakiennes et les houthistes yéménites – attaquer seuls l’Etat hébreu en soutien au Hamas palestinien. Mais ne pas répondre pourrait ternir la réputation de Téhéran au sein de cet axe et réduire à néant son pouvoir de dissuasion face à Israël.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Après les frappes attribuées à Israël sur le consulat d’Iran à Damas, Téhéran face à un dilemme stratégique

Les bombardements se poursuivent à Gaza, où le plus grand hôpital a été entièrement détruit

A Gaza, combats et bombardements meurtriers se poursuivent sur le terrain, où les soldats israéliens se sont retirés lundi de l’hôpital Al-Shifa, le plus grand de l’enclave, après deux semaines d’opérations, laissant derrière eux d’immenses destructions.

Les forces israéliennes ont « tué plus de 200 terroristes et arrêté plus de 900 personnes suspectées d’actes terroristes » dans et autour du complexe hospitalier, a annoncé le porte-parole de l’armée israélienne lundi soir. L’hôpital était utilisé, a affirmé le militaire, comme une « base par le Hamas », une zone jugée sûre.

La défense civile de Gaza, dirigée par le Hamas, a fait état de 300 morts à l’intérieur et autour de l’hôpital au cours de cette opération. Des médecins et civils présents dans le complexe ont déclaré à l’Agence France-Presse qu’au moins 20 corps avaient été retrouvés, parmi lesquels certains semblaient s’être fait rouler dessus par des véhicules militaires.

« La condamnation et la dénonciation ne suffisent pas face aux crimes qui se poursuivent dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem », a déclaré mardi le premier ministre de l’Autorité palestinienne, Mohammed Mustafa, qui a ajouté que l’opération à l’hôpital Al-Shifa est un « véritable crime de guerre ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Gaza : l’hôpital Al-Shifa détruit après son siège par les forces israéliennes

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu

Share.
© 2024 Mahalsa France. Tous droits réservés.