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Retrouvez ici notre point sur la situation d’hier.

Les négociations pour une trêve entre Israël et le Hamas ont repris, lundi 4 mars, au Caire, au lendemain d’un appel des Etats-Unis à un « cessez-le-feu immédiat » dans la bande de Gaza, assiégée et menacée de famine après presque cinq mois de guerre. Les bombardements israéliens se poursuivent sans répit sur le territoire palestinien, où 124 personnes ont été tuées en vingt-quatre heures, selon le ministère de la santé de la bande de Gaza, administrée par le Hamas. Lundi, les bombardements israéliens ont essentiellement visé Rafah et Khan Younès dans le Sud, Nousseirat dans le centre, Jabaliya et la ville de Gaza dans le Nord, selon le gouvernement du Hamas et des témoins. L’armée israélienne a affirmé que ses soldats cherchaient à encercler la partie ouest de Khan Younès, où « se cachent des terroristes en fuite ».

Une délégation du Hamas se trouve aussi au Caire, mais Israël ne participe pas aux pourparlers. Les pays médiateurs tentent depuis des semaines d’arracher un compromis aux deux camps afin d’obtenir un accord de trêve qui permettrait, entre autres, la libération d’otages retenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Le Hamas exige avant tout accord un cessez-le-feu définitif, une augmentation de l’aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza, un retour dans le nord des centaines de milliers de civils déplacés et un retrait militaire israélien du territoire. Israël rejette ces conditions, en disant vouloir poursuivre son offensive jusqu’à l’élimination du Hamas. Il exige aussi que le mouvement islamiste fournisse une liste des otages retenus à Gaza.

Pour parvenir à la « victoire totale » contre le Hamas, Israël a annoncé préparer une offensive terrestre sur Rafah, ville située à l’extrême sud de la bande de Gaza, contre la frontière, fermée, avec l’Egypte, où sont massés, selon l’ONU, près de 1,5 million de Palestiniens dans une situation humanitaire désespérée. La famine est « quasiment inévitable », selon l’ONU, pour 2,2 millions d’habitants de Gaza, soit l’immense majorité de la population. La guerre a aussi provoqué l’effondrement du système de santé et le manque d’électricité menace le fonctionnement des derniers hôpitaux encore en service. « L’électricité est une question de vie ou de mort dans les hôpitaux », a affirmé Hiba Tibi, la directrice de l’ONG Care en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

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Israël accuse l’UNRWA d’employer « plus de 450 terroristes »

L’armée israélienne a accusé l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) d’employer « plus de 450 terroristes » à Gaza. « Selon les services de renseignement, plus de 450 terroristes appartenant à des organisations terroristes dans la bande de Gaza, principalement le Hamas, sont aussi employés par l’UNRWA », a affirmé l’armée dans un communiqué.

L’armée israélienne a aussi publié ce qu’elle dit être un enregistrement « d’un terroriste travaillant comme professeur d’arabe dans une école de l’UNRWA » qui « décrit son entrée en territoire israélien et dit qu’il détient en otage des femmes israéliennes » retenues lors de l’attaque du 7 octobre. Le Monde n’a pas pu vérifier de façon indépendante ces accusations.

De son côté, l’UNRWA a accusé Israël de « tortures » contre certains de ses employés arrêtés, selon un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP). « Certains de nos employés ont rapporté aux équipes de l’UNRWA qu’ils avaient été forcés à faire des aveux sous la torture et les mauvais traitements » alors qu’ils étaient « interrogés sur les relations entre l’UNRWA et le Hamas et sur une implication dans l’attaque du 7 octobre contre Israël », a précisé l’agence onusienne.

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Violences entre le Liban et Israël : un émissaire américain prône une « solution diplomatique »

Amos Hochstein et Nabih Berri, à Beyrouth, au Liban, le 4 mars 2024.

Un émissaire américain a affirmé à Beyrouth qu’une solution diplomatique était « la seule issue » pour mettre fin aux accrochages transfrontaliers qui opposent le puissant Hezbollah libanais à Israël depuis le début de la guerre à Gaza. La visite d’Amos Hochstein a lieu alors qu’un missile tiré, selon l’armée israélienne, à partir du Liban a tué un ouvrier agricole étranger dans le nord du pays. En représailles, l’armée a dit avoir attaqué deux « sites militaires » du Hezbollah pro-iranien dans le sud du Liban.

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« Les Etats-Unis sont convaincus qu’une solution diplomatique est la seule issue pour mettre fin aux hostilités (…) », a déclaré Amos Hochstein, coordinateur spécial du président américain, Joe Biden, pour la sécurité de l’énergie, aux journalistes. L’émissaire s’est entretenu avec le président du Parlement libanais, Nabih Berri, allié du Hezbollah, et le premier ministre libanais, Najib Mikati.

Il a assuré que son pays « œuvrait sans relâche pour un cessez-le-feu à Gaza », tout en ajoutant que cela ne signifierait pas « automatiquement » un arrêt des violences sur le front libanais. « C’est pour cela que nous sommes ici aujourd’hui », a-t-il dit.

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La Belgique envoie un avion pour larguer de l’aide à Gaza

De l’aide humanitaire, destinée à être larguée sur Gaza, sur la base aérienne de Melsbroek, en Belgique, le 4 mars 2024.

La Belgique a envoyé un avion militaire chargé d’aide humanitaire destinée à être larguée au-dessus de Gaza, dans le cadre d’une opération internationale impliquant les Etats-Unis, la France et la Jordanie, ont annoncé des responsables belges à l’AFP.

L’aide humanitaire sera d’abord acheminée vers la Jordanie, où des responsables israéliens l’inspecteront, puis elle sera larguée au-dessus du territoire palestinien, au plus tôt mercredi, a précisé à l’AFP le colonel Bruno Beeckmans, commandant de la base aérienne belge à Melsbroek, près de Bruxelles, d’où a décollé l’avion. « Nous ne décidons pas quand nous pourrons aller [à Gaza], on nous dira quand, et nous respecterons ça », a-t-il déclaré.

L’autorisation des autorités israéliennes est nécessaire car Israël contrôle l’espace aérien au-dessus de la bande de Gaza. L’avion-cargo militaire belge, un Airbus A400M, effectuera une autre rotation entre Bruxelles et la Jordanie pour acheminer davantage d’aide avant l’opération de largage à Gaza, selon les autorités belges. La Jordanie a déjà mené seize opérations de largage d’aide humanitaire à Gaza depuis le 7 octobre dernier, dont une menée par un appareil français.

Dix enfants morts de malnutrition dans un hôpital de Gaza, selon le chef de l’OMS

Une équipe de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui s’est rendue ce week-end dans deux hôpitaux du nord de la bande de Gaza, a décrit une situation « sinistre », avec dix enfants morts de faim dans un des deux établissements, déclare le chef de l’OMS.

L’équipe de l’OMS a visité les hôpitaux Kamal-Adwan à Beit Lahia et Al-Awda à Jabaliya. « Il s’agit de la première visite depuis le début du mois d’octobre 2023, en dépit de nos efforts pour avoir un accès régulier au nord de la bande de Gaza », écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur X. Les conclusions de cette visite sont « sinistres », a-t-il poursuivi, décrivant « une situation particulièrement épouvantable à Al-Awda, dont l’un des bâtiments a été détruit ».

L’hôpital Kamal-Adwan, le seul hôpital pédiatrique du nord de l’enclave palestinienne, « déborde de patients ». « Le manque de nourriture a entraîné la mort de dix enfants », poursuit-il.

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Le Hamas affirme ne pas savoir « qui est vivant ou mort » parmi les otages à Gaza

Le Hamas ignore « qui est vivant ou mort » parmi les otages retenus dans la bande de Gaza depuis l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien dans le sud d’Israël le 7 octobre, a déclaré l’un de ses hauts responsables à l’AFP.

« Nous ne savons pas exactement qui parmi eux est vivant ou mort, tué par les frappes [israéliennes] ou la faim », a assuré, depuis Le Caire, Bassem Naïm. « Des prisonniers sont détenus par de nombreux groupes dans différents endroits », a-t-il ajouté.

Environ 250 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza durant l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre en Israël, qui a entraîné la mort de 1 160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes. D’après les autorités israéliennes, 130 otages sont encore à Gaza, dont trente et un seraient morts. Une centaine d’autres ont été libérés ainsi que 240 prisonniers palestiniens détenus par Israël lors d’une trêve en novembre.

Le Monde avec AFP

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