Frappes sur des infrastructures pétrolières et gazières, sur des installations militaires, sur des navires… Depuis l’attaque de l’Iran par Israël et les Etats-Unis, le 28 février, plus de 300 incidents comportant des risques environnementaux ont été recensés par l’Observatoire des conflits et de l’environnement. Le directeur de cette organisation non gouvernementale britannique, Doug Weir, décrit les principales menaces pour les populations et les écosystèmes.
Quels ont été, jusqu’à présent, les incidents les plus graves ?
En matière de risques pour la santé publique, le bombardement par Israël de sites de production, de stockage et de raffinage de pétrole à Téhéran [dans la nuit du 7 au 8 mars] est particulièrement choquant. Nous observons ce type d’attaques sur des infrastructures pétrolières dans tous les conflits, mais il est très rare qu’elles aient lieu dans des zones aussi densément peuplées. Téhéran compte environ 9 millions d’habitants potentiellement exposés. La ville est aussi particulièrement sujette à des épisodes de mauvaise qualité de l’air, du fait des montagnes environnantes et parce que, pendant la nuit, l’atmosphère tend à rabattre la pollution vers la ville. Ces éléments étaient connus des militaires israéliens et pourtant ces sites ont été attaqués, de nuit.
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