Lors d’une réunion du G7, en visioconférence depuis l’Elysée, consacrée aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient, au palais de l’Elysée, à Paris, le 11 mars 2026.

Habituellement, Donald Trump méprise les réunions du G7, ce club des grandes puissances majoritairement occidentales (Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon). Il fuit ces sommets qu’il juge inutiles et ennuyeux où chaque virgule d’un communiqué conjoint fait l’objet d’intenses négociations. Il insulte ses hôtes, comme en 2018 où il avait qualifié le premier ministre canadien, Justin Trudeau, de « malhonnête et faible », ou s’en va précipitamment, comme en juin 2025, en pleine offensive israélienne contre l’Iran, déjà, expliquant qu’il a mieux à faire à Washington.

Pourtant, mercredi 11 mars, le président américain est sorti enchanté de la réunion du G7 qui s’est tenue en visioconférence à l’initiative du président français, Emmanuel Macron, qui en assure la présidence cette année. « Nous avons un impact formidable, tout simplement incroyable, sur le monde », s’est ébloui le chef de la Maison Blanche.

Les membres du G7 n’ont, en réalité, abouti à aucun communiqué commun. Quelques minutes avant leur rencontre, l’annonce avait été faite par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et ses 32 Etats membres, de libérer 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques. Cette décision, préparée notamment dans le cadre du G7, ajoutée aux déclarations du chef de la Maison Blanche assurant la veille que la guerre en Iran, conduite main dans la main avec Israël depuis le 28 février, était « quasiment » finie, aurait pu contribuer à faire baisser les prix de l’or noir sur les marchés mondiaux. Il n’en a rien été : le baril de brent est remonté, jeudi matin, au-dessus de 100 dollars (86,60 euros).

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