Le président libanais, Joseph Aoun, au palais présidentiel de Baabda, à Beyrouth, le 16 février 2026, sur une photo diffusée par le bureau de presse de la présidence libanaise.

Le président libanais, Joseph Aoun, a fait un geste d’ouverture en direction d’Israël. Lundi 9 mars, lors d’une visioconférence avec les chefs des institutions européennes, Ursula von der Leyen et Antonio Costa, le chef d’Etat a appelé à des négociations « directes » avec l’Etat hébreu pour mettre fin à la guerre qui oppose ce dernier au Hezbollah depuis le 2 mars, et qui a déjà fait 486 morts et près de 800 000 déplacés au pays du Cèdre.

Les responsables libanais veulent « ouvrir une brèche dans le mur », confie une source gouvernementale, alors qu’Israël a juré d’en finir avec le parti chiite et que les Américains, accaparés par le conflit en Iran, lui laissent carte blanche.

Le président Aoun, qui a accusé le Hezbollah de vouloir « provoquer l’effondrement du Liban (…) pour le compte de l’Iran », a proposé un plan en quatre étapes. Il préconise « une trêve » avec Israël et le retrait des troupes israéliennes, puis le renforcement de l’armée libanaise pour qu’elle puisse se déployer dans les zones de conflit et « désarmer le Hezbollah ». Enfin, le Liban et Israël, toujours en état de guerre, entameront « des négociations directes sous patronage international ».

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