Le champ pétrolier de Belridge, près de McKittrick, en Californie, le 10 mars 2026.

Tous les responsables politiques américains ont les yeux fixés depuis dix jours sur le prix du baril. A huit mois des élections de mi-mandat de novembre, la forte augmentation du cours du pétrole liée à l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, qui menace de renchérir le coût de la vie, est largement perçue comme néfaste pour l’économie du pays, et donc pour l’administration Trump. Si le risque est réel, notamment pour les industries très consommatrices en énergies fossiles, il ne faut pas oublier que les Etats-Unis sont devenus, en quelques années, le premier producteur mondial de pétrole, et que le prix élevé du baril profite d’une certaine façon au pays. Ou tout du moins, au secteur des hydrocarbures, à défaut des consommateurs.

Dans quelle mesure les majors américaines bénéficient-elles de la crise en cours ? A première vue, la situation leur est favorable. Environ 20 % de la consommation quotidienne mondiale de pétrole circule habituellement en provenance des pays du Golfe par le détroit d’Ormuz, aujourd’hui bloqué. Les entreprises américaines, relativement protégées de cette perturbation – même si certaines ont des intérêts dans les pays du Golfe –, devraient en tirer un avantage compétitif.

Il vous reste 80.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version