Giuseppe Cavo Dragone, président du comité militaire de l’OTAN, au siège de l’OTAN, à Bruxelles, le 22 janvier 2026.

Dans un entretien au Monde, l’amiral Giuseppe Cavo Dragone, chef du comité militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), la plus haute instance militaire de l’Alliance, confirme le fait que les Etats-Unis ont commencé à retirer des capacités militaires dévolues au soutien à l’Ukraine pour les déployer dans le Golfe, dans le cadre de la guerre qu’ils mènent avec Israël contre l’Iran. Ce faisant, il soutient le fait que les pays de l’Alliance doivent être en mesure de compenser l’engagement américain sur un autre théâtre.

Ces derniers jours, l’OTAN a été confrontée aux répercussions du conflit en Iran. D’abord avec au moins quatre tirs de missiles balistiques interceptés au-dessus de la Turquie, mais aussi à travers la frappe sur la base américaine de Diego Garcia, le 20 mars, dans l’océan Indien, qui a officialisé le fait que Téhéran détenait désormais un arsenal permettant de frapper à 4 000 kilomètres de ses côtes, donc capable d’atteindre l’Europe. L’Alliance est-elle suffisamment protégée contre ce type de menaces ?

Je le pense, car l’interception de ces missiles a été un succès à 100 %. Nous suivons de très près ce qui s’est passé en Iran. Nous renforçons notre défense antimissile balistique, et c’est essentiellement là-dessus que portent nos efforts actuels. Bien sûr, nous espérons une solution diplomatique, et les nations y travaillent.

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