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Une mission de la majorité fera « d’ici à juin » des propositions « sur la taxation des rentes », a annoncé Gabriel Attal mardi 2 avril devant le groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, selon Matignon, alors que l’opportunité d’augmenter les impôts pour résorber le déficit divise le camp présidentiel.

« J’ai souhaité confier une mission à notre majorité, une mission conduite par Jean-René Cazeneuve, notre rapporteur du budget, avec un représentant de chaque groupe » de la majorité. « L’objectif de cette mission : faire des propositions sur la taxation des rentes, d’ici à juin », a déclaré le premier ministre, selon Matignon, cité par l’Agence France-Presse.

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Gabriel Attal a aussi affirmé que « nous devons assumer » une réforme de l’assurance-chômage « pour construire un pays plus fort » alors que plusieurs ténors de « l’aile gauche » de la majorité ont exprimé leur opposition à une réduction de la durée de l’indemnisation des demandeurs d’emploi. « C’est grâce à l’emploi que nous pourrons désendetter le pays et réarmer nos services publics », a-t-il dit, en avançant que cette réforme a pour but de faciliter le retour des chômeurs à une activité.

« Maîtriser les débats »

Pour la mission sur « la taxation des rentes », Nadia Hai représentera Renaissance, Jean-Paul Mattei le MoDem, et un autre député qui n’a pas encore été désigné le groupe Horizons, a-t-il précisé. « On va trancher ce débat ensemble, car on ne doit pas subir, mais on doit être à l’offensive : maîtriser les débats qui montent dans l’opinion, faire des propositions et décider ; mais on doit surtout avancer de manière coordonnée, cohérente. C’est l’objet de cette mission », a expliqué le chef du gouvernement.

M. Attal a souhaité que « toute la majorité soit associée » à ce travail et que chaque composante fasse « remonter [ses] propositions » à Jean-René Cazeneuve. Il a redit que le gouvernement envisageait toujours de ramener le déficit à 3 % du PIB en 2027, malgré son dérapage inédit en 2023 à 5,5 %, qui pourrait conduire à une éventuelle dégradation de la note de la dette du pays.

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Le premier ministre a rappelé que le gouvernement donnerait, la semaine prochaine, « la trajectoire qui permettra d’atteindre les 3 % en 2027 ». Il a précisé : « Fin juin, comme tous les ans, on dira comment on y arrive, avec les recettes, et donc les conclusions de cette mission, mais aussi avec les dépenses, et notamment les économies structurantes et intelligentes. » De manière générale, « c’est important de garder notre cohérence et ne pas se laisser intoxiquer par les oppositions qui laisseraient croire que nous n’avons pas de boussole », a fait valoir le premier ministre en fustigeant « les faiseurs de malheurs incapables de prendre des initiatives ».

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Le Monde avec AFP

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