Un immeuble touché par une frappe de drone iranienne, à Manama, capitale du royaume de Bahreïn, le 28 février 2026.

L’image des pays du Golfe comme havre de paix et de prospérité au cœur du tumultueux Moyen-Orient a été brutalement altérée. Les frappes de drones qui ont touché, samedi 28 février, des hôtels luxueux de Dubaï ainsi que son aéroport international, celui de Koweït City et des bâtiments résidentiels à Manama, puis le port de Duqm, au sultanat d’Oman et un pétrolier au large de ses côtes dimanche, ont fait le tour de la toile.

Les attaques iraniennes n’ont pas seulement visé des bases américaines en Arabie saoudite, au Bahreïn, aux Emirats arabes unis, au Koweït et au Qatar ; elles menacent de paralyser le moteur économique du Golfe, plateforme du transit aérien entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, de la finance mondiale, et nouvelle destination touristique.

Le scénario tant redouté par les monarchies du Golfe d’être entraînées dans la guerre qui oppose l’Iran à Israël et aux Etats-Unis s’est matérialisé. Dès les premières frappes américano-israéliennes sur son territoire, Téhéran a mis à exécution ses menaces contre les alliés arabes de l’Amérique en attaquant les pays du Golfe, ainsi que la Jordanie et l’Irak. Sans avertissement, contrairement à l’attaque contre la base américaine d’Al-Udeïd au Qatar, visée durant la guerre des douze jours, en juin 2025.

Il vous reste 86.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version