
Il est apparu interdit et habité par l’émotion, sur les coups de 22 heures, dimanche 22 mars. François Bayrou a contre toute attente été battu dans son fief de Pau, au second tour des élections municipales. Son adversaire socialiste, Jérôme Marbot, un avocat de 50 ans et le chef de file de l’opposition, l’a emporté avec 344 voix d’avance. Il détrône le Béarnais de 74 ans du siège d’édile qu’il occupait depuis douze ans.
« C’est une soirée difficile pour nous et je crains un peu que ce soit une soirée difficile pour notre ville. Cela dit, c’est la démocratie », a déclaré l’ancien premier ministre, du Pavillon des arts où étaient rassemblés ses soutiens, peu après l’annonce des résultats officiels. Encore sonné par sa défaite, le président du MoDem a adressé « un message de gratitude à cette ville incroyable », qu’il a mis vingt-cinq ans à conquérir et dont il dit n’avoir « jamais cessé un seul jour d’être amoureux ».
Jérôme Marbot n’a, lui, pas attendu pour célébrer sa victoire, explosant de joie et porté en triomphe par ses soutiens sur la place du Foirail, une heure avant. Le candidat de l’union de la gauche, hors La France insoumise, a exprimé son « immense fierté » de prendre la tête de la ville de 80 000 habitants et promis d’être un maire « de la proximité ». « Quand l’image de l’homme s’abîme, c’est l’image de la ville qui s’abîme », a-t-il déclaré, pour mieux sonner le glas de François Bayrou.
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