
Repousser à plus tard les problèmes à traiter est un mal répandu et le Sénat ne déroge pas à la règle. Alors que les deux textes sur la fin de vie, l’un sur les soins palliatifs et l’autre sur la création d’un droit à l’aide à mourir, devaient être examinés en séance au Palais du Luxembourg entre le 1er et le 3 avril, cette deuxième lecture a finalement été décalée d’un mois. La conférence des présidents du Sénat, mercredi 25 mars, a reporté l’examen au 11, 12 et 13 mai, après un passage en commission des affaires sociales le 29 avril.
La commission aurait dû relancer ses travaux le 25 mars, après l’adoption des textes en février à l’Assemblée, mais a finalement annulé au dernier moment sa réunion pour demander un report au gouvernement, qui l’a accepté. L’avant-veille, les deux sénateurs Les Républicains, Christine Bonfanti-Dossat (Lot-et-Garonne) et Alain Milon (Vaucluse), corapporteurs de la proposition de loi relative à la fin de vie, avaient publié une tribune dans Le Figaro pour « dénoncer les conditions » d’examen au Sénat, jugeant qu’il se faisait trop rapidement après la trêve parlementaire de trois semaines pour les élections municipales.
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