Un utilisateur lance l’application TikTok, à Durrës (Albanie), le 5 février 2026. Aux côtés de ChatGPT, Wikipédia ou encore X, il s’agit d’un des principaux vecteurs de désinformation visant les démocraties.

Empoisonnement de ChatGPT avec des sites de propagande russe dans les pays baltes, ingérence électorale grâce aux algorithmes de TikTok en Roumanie, rumeurs sur X accusant le Royaume-Uni et la France de donner des missiles à tête nucléaire à l’Ukraine… A un an d’une année 2027 marquée par deux élections de haute importance, la présidentielle en France et les législatives en Italie, l’Europe cherche la parade face aux multiples tentatives récentes de la Russie de polluer l’espace informationnel.

Le 24 février, la Commission européenne a inauguré le Centre européen pour la résilience démocratique, dont l’objectif est de coordonner la réponse des Etats. « Cela renforcera notre résilience, garantira que le débat public européen reste ouvert et équitable et donnera aux citoyens les moyens de participer à la vie démocratique », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. L’initiative s’inscrit dans le cadre du « bouclier européen démocratique ».

Un peu plus tôt, le 11 février, le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) français avait présenté une « stratégie nationale de lutte contre les manipulations de l’information ». Comme Bruxelles, Paris part du principe que « le premier rempart face aux manipulations de l’information est la société elle-même », comme l’écrit le SGDSN sur son site. Cette approche sociétale doit permettre de compléter le règlement sur les services numériques (DSA), mis en place en août 2023, qui a permis de lancer des enquêtes contre X et TikTok pour des soupçons d’ingérence étrangère et de campagne de désinformation. Et ainsi traiter les attaques informationnelles en amont, comme en aval, en les ciblant.

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