
Qui veut encore développer des projets d’éolien en mer ? La question peut sembler provocante, sinon exagérée, mais elle mérite d’être posée. Inflation du coût des matières premières, taux d’intérêt en hausse, doutes sur la rentabilité des projets, complexité logistique de chantiers XXL, voire, dans le cas du président américain, Donald Trump, hostilité de principe… En France comme à l’étranger, il a beau produire de l’électricité bas carbone, le secteur de l’éolien offshore fait face à des vents mauvais.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’attend désormais à ce que la croissance des éoliennes marines ralentisse significativement. Dans son rapport annuel sur le marché des énergies renouvelables, publié en octobre, elle a révisé à la baisse de 27 % ses prévisions de nouvelles capacités attendues d’ici à 2030.
Pêle-mêle explicatif : il faut y voir l’effet d’un « changement de politique aux Etats-Unis », mais la tendance s’explique aussi par « les annulations et les retards de projets en Europe, au Japon et en Inde, en raison de la hausse des coûts et des difficultés d’approvisionnement », synthétise l’AIE. D’après ses dernières prévisions, le marché annuel de l’éolien en mer passera tout de même de 9 gigawatts (GW) installés au cours de la seule année 2024 à plus de 37 en 2030, et les Chinois contribueront « à près de 50 % de cette croissance », si ralentie soit-elle.
Il vous reste 81.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




