Stéphane Galland, Selah Sue et Elvin Galland forment le trio Selah Sue and The Gallands, en 2025.

Dans un des salons de leur maison de disques parisienne, le trio Selah Sue and The Gallands se remet tout juste d’un concert à Anvers, en Belgique. La chanteuse flamande qui, depuis les années 2010, enchante, avec sa voix puissante et éraillée, ses tubes soul hip-hop (This World, Raggamuffin, Reason), a accepté l’invitation du batteur jazz Stéphane Galland et de son fils Elvin, pianiste et producteur pour Damso, Helena et Vianney. Ensemble, ils publient un album lumineux et profond, Movin’, où la voix de Selah Sue se libère sur une musique digne de la scène jazz londonienne.

Dans le salon, l’entente entre les trois musiciens est belle à voir. Stéphane Galland, 56 ans, a l’air d’un moine bouddhiste. A ses côtés, son fils, Elvin, 34 ans. Tout de jean vêtue, Selah Sue, 36 ans, les couve d’un regard tendre.

La rencontre s’est faite en juin 2025 à l’occasion d’une carte blanche offerte par le festival Jazz Middelheim, en Belgique, à Stéphane Galland. Le batteur wallon joue aussi bien avec le groupe du jazzman français Nguyen Lê, avec le maître de la percussion indienne Umayalpuram K. Sivaraman, ou le trompettiste Ibrahim Maalouf. « J’ai proposé au festival mon nouveau groupe avec mon fils, les Galland, et des invités, se souvient-il. Je me suis demandé qui serait le top des chanteuses pour nous accompagner et j’ai pensé à Selah Sue, en me disant que ça ne marcherait jamais. » A sa grande surprise, l’artiste originaire de Louvain lui répond qu’elle est partante. « Pour être honnête, affirme-t-elle, je ne connaissais pas Stéphane, mais mon mari, Joachim, claviériste de jazz, m’a dit : “C’est Stéphane Galland enfin, le nec plus ultra ! Tu devrais lui répondre.” »

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