
Premier ministre par intérim depuis septembre 2025, Anutin Charnvirakul a transformé l’essai : réélu avec 293 voix le 19 mars au Parlement thaïlandais, il maintient le camp conservateur au pouvoir.
Vainqueur des élections anticipées du 8 février, où le Bhumjaithai, le parti de la Fierté thaïlandaise, a créé la surprise en remportant 192 sièges sur 500, ce politicien de 59 ans d’origine chinoise, héritier d’une fortune du BTP, devrait gouverner avec une large coalition de presque 300 sièges à l’assemblée. Le parti domine en outre le Sénat et a fait élire l’un des siens à la tête de chacune des deux chambres. Perçu comme le candidat du Palais royal, Anutin (les Thaïlandais désignent les politiciens par leur prénom) a surfé lors du scrutin sur le sentiment patriotique suscité par l’affrontement avec le Cambodge. Son gouvernement a pleinement soutenu la ligne dure adoptée par l’armée thaïlandaise vis-à-vis de Phnom Penh en décembre.
Enfin, dans le contexte d’incertitudes économiques et géopolitiques dues à la guerre au Moyen-Orient, l’heure est à l’union. En théorie, M. Charnvirakul a donc la voie libre, davantage que ses prédécesseurs, pour gouverner : la Thaïlande a connu trois premiers ministres depuis le retrait du pouvoir du général putschiste Prayuth Chan-ocha en 2023.
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