Comment ne pas y voir le geste désespéré d’un parti menacé de disparaître après les prochaines élections législatives prévues le 13 septembre ? Flanqué du patron des Démocrates de Suède (SD), Jimmie Akesson – à la tête d’une formation nationale conservatrice issue de la mouvance néonazie –, la cheffe de file des Libéraux, Simona Mohamsson, a annoncé, vendredi 13 mars, que les deux partis avaient passé un accord. Ce dernier soulève les obstacles à l’entrée de l’extrême droite au prochain gouvernement.
Tout sourire, Mme Mohamsson, à la direction des Libéraux depuis juin 2025, n’a pas hésité, à la fin de la conférence de presse, à prendre Jimmie Akesson dans ses bras, comme pour mieux marquer encore leur rapprochement. Ce geste symbolique marque une nouvelle victoire pour le dirigeant d’extrême droite, qui n’a eu de cesse d’œuvrer en faveur de la dédiabolisation de son parti, depuis qu’il en a pris la tête en 2005.
A droite, le cordon sanitaire a tenu jusqu’au lendemain des élections législatives de 2018. Conscients de ne plus jamais pouvoir obtenir la majorité sans le soutien des SD – à 17,5 % dans le scrutin de 2018 –, les conservateurs et les Chrétiens-démocrates ont été les premiers à envisager une coalition avec l’extrême droite. Membre du groupe Renew Europe au Parlement européen, les Libéraux ont d’abord hésité, avant d’accepter de signer un accord de coalition avec les trois autres partis, majoritaires après le scrutin de septembre 2022.
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