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Les actions des agriculteurs en colère se sont multipliées, lundi 22 janvier, dans la plupart des départements d’Occitanie. Sur le même mode opératoire que le barrage filtrant situé à Carbonne (Haute-Garonne), qui dure depuis le jeudi 18 janvier, des centaines de tracteurs ont bloqué des sorties ou bretelles d’autoroutes. Les autoroutes A62, dans le Tarn-et-Garonne et dans le Lot-et-Garonne, A64, en Haute-Garonne, A9, dans les Pyrénées-Orientales, l’A20, en Ariège ou A68, dans le Tarn, ont vu la circulation bloquée ou filtrée, provoquant d’immenses bouchons.

A Golfech (Tarn-et-Garonne) le syndicat des Jeunes agriculteurs (JA) bloquait depuis 6 heures les trois accès à la centrale nucléaire. Dans les Hautes-Pyrénées, après Tarbes, une cinquantaine de tracteurs étaient installés, lundi soir, sur l’A64. Et dans les Pyrénées-Orientales, l’accès à la frontière espagnole a été largement perturbé jusqu’en début d’après-midi. Mais c’est dans le Lot-et-Garonne, à Agen, que la mobilisation a été la plus massive, l’accès à l’autoroute étant bloqué depuis le milieu de l’après-midi par environ 200 tracteurs.

« Je n’ai jamais vu ça », a déclaré au Monde Serge Bousquet-Cassagne, président de la chambre d’agriculture du département, et longtemps à la tête de la Coordination rurale, le syndicat agricole largement majoritaire. « On devait faire une manif jeudi 25, mais après discussions ce week-end, on a senti que tout le monde est à bout, que la mobilisation serait exceptionnelle », précise cet ancien rugbyman, au langage fleuri et très habitué aux actions choc. Vers 16 heures, environ 200 tracteurs ont convergé vers la bretelle d’autoroute, accompagnés par des gendarmes bienveillants.

Lire le reportage | Article réservé à nos abonnés A Carbonne, en Haute-Garonne, les agriculteurs prêts à prolonger le blocage de l’A64

« L’élément déclencheur, la hausse du prix du GNR »

En tête de cortège, Karine Duc, coprésidente de la Coordination rurale 47 (CR47, Lot-et-Garonne) rappelait les revendications « portées depuis des mois sans aucune écoute du gouvernement ». « Le principal, c’est la question des revenus liés au travail et celle des trésoreries pour faire face aux augmentations des taxes et prêts en tous genres », dit-elle. « L’élément déclencheur, c’est la hausse du prix du gazole non routier [GNR], mais on exige aussi que l’Etat dise stop aux mesures environnementales qui vont nous saigner », ajoute cette viticultrice. En fin d’après-midi, une dizaine de tracteurs sont allés déverser fumier et pneus sur les voies ferrées partant de la gare d’Agen, provoquant des retards de trains en direction de Bordeaux ou de Toulouse.

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