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L’ancien président modéré d’Iran Hassan Rohani a été disqualifié comme candidat à l’élection prévue en mars pour renouveler l’Assemblée des experts, chargée de nommer le guide suprême, a annoncé, mercredi 24 janvier, son site internet. « Les juristes du Conseil des Gardiens n’ont pas approuvé la qualification » de Hassan Rohani, a fait savoir le site officiel de l’ancien président, sans donner les raisons de cette décision.

Le religieux, âgé de 75 ans, a présidé la République islamique de 2013 à 2021 et souhaitait rester membre de l’Assemblée des experts, dans laquelle il est élu depuis 1999. L’Assemblée des experts, un collège formé de 88 religieux élus pour huit ans, est chargée de nommer, surveiller, et éventuellement démettre le guide suprême, plus haute autorité de l’Iran. L’actuel guide suprême est l’ayatollah Ali Khamenei, en poste depuis 1989 et âgé de 84 ans.

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« Minorité dirigeante »

Quelques heures après l’annonce sur son site, M. Rohani a dénoncé « l’approche anticonstitutionnelle » de la « minorité totalitaire au pouvoir ». « Ni la Révolution [islamique] ni le pays n’appartiennent à ceux qui m’ont disqualifié pour des motivations politiques (…) Ils n’ont pas non plus l’autorité requise pour décider des intérêts du pays », a-t-il affirmé. M. Rohani a également accusé la « minorité dirigeante » de vouloir « réduire la participation du peuple aux élections » afin de pouvoir « décider du sort du peuple ».

Hassan Rohani avait déclaré s’être « engagé sur un chemin difficile et abrupt » en annonçant en novembre sa candidature pour cette élection au scrutin universel qui se déroulera le 1er mars en même temps que les législatives.

L’ancien président conserve une certaine influence politique et s’est montré critique du gouvernement dominé par les conservateurs et des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, notamment après le mouvement de contestation ayant secoué le pays à la suite de la mort en détention en septembre 2022 de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans arrêtée par la police des mœurs.

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Le Monde avec AFP

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