Mamadi Doumbouya et son épouse arrivent dans un bureau de vote à Conakry, le 28 décembre 2025, lors de l’élection présidentielle guinéenne.

Beaucoup de Guinéens considéraient l’élection présidentielle du 28 décembre comme jouée d’avance. Elle a, sans surprise, été largement remportée par le général Mamadi Doumbouya. Selon les résultats provisoires publiés mardi 30 décembre au soir par la direction générale des élections, le chef de la junte, au pouvoir depuis son coup d’Etat, le 5 septembre 2021, a remporté le scrutin avec 86,72 % des voix. Cette victoire lui permet d’être officiellement élu président pour un septennat, au grand dam de ses opposants, qui l’accusent d’avoir fait tomber une chape de plomb sur la Guinée.

Face au général Doumbouya, les huit candidats autorisés à se présenter se partagent des miettes. Le second, Abdoulaye Yéro Baldé, ancien ministre de l’enseignement supérieur, récolte 6,59 % des voix.

Les deux principaux partis guinéens, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), de l’ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo, et le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), du président déchu Alpha Condé, opposés à la junte et officiellement « suspendus » depuis le mois d’août, avaient appelé à boycotter ce scrutin. Tout comme le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), un mouvement citoyen qui réclame le retour des civils au pouvoir.

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