« Nous appelons nos membres et tous les marins à ne pas céder à la carotte ou au bâton des armateurs, et à ne pas jouer leur vie lors de voyages vers des zones en guerre », a déclaré, dans un communiqué, le syndicat grec des mécaniciens de la marine marchande. Pendant vingt-quatre heures, jeudi 5 mars, tous les bateaux resteront amarrés au port du Pirée, le plus grand du pays, pour « demander qu’aucun navire ne parte du Pirée vers le Moyen-Orient ». « La situation est très préoccupante pour les centaines de marins grecs qui se trouvent dans les bateaux naviguant dans la région », assure la confédération grecque des marins (PNO).
D’après le ministre de la marine, Vassilis Kikilias, au moins dix navires battant pavillon grec, avec à leur bord 85 marins, se trouvent dans le golfe Persique, et cinq autres dans une zone proche, mais plus de 325 navires d’intérêts grecs (propriétaires grecs avec pavillon étranger) se trouvent dans la région élargie.
« Nous sommes en état d’alerte opérationnelle renforcée et faisons tout ce qui est nécessaire pour garantir la protection maximale possible de la navigation grecque et de ses marins », a précisé le ministre, tout en jugeant la situation « inquiétante ».
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