Trente personnes sont mortes dans des inondations et des glissements de terrain dans le sud de l’Ethiopie, a rapporté, mardi 10 mars, l’administration de la zone de Gamo, située dans une région agricole vallonnée vulnérable aux effets du changement climatique.
L’administration a exprimé sa « profonde tristesse à la suite de la perte de trente vies causée par les fortes pluies qui se sont abattues sur différentes parties de notre zone, notamment dans les hautes terres, en raison des inondations et des glissements de terrain qui se sont produits ».
En pleine saison des pluies, l’Afrique de l’Est a connu de précipitations torrentielles qui ont causé de graves inondations ces derniers jours. Au Kenya voisin, au moins 49 personnes ont péri après que des pluies torrentielles se sont abattues vendredi sur la capitale, Nairobi, et sur d’autres régions, selon les forces de l’ordre.
Une région verdoyante
De nombreuses études scientifiques ont mis en exergue la hausse de la fréquence des périodes extrêmement humides ou sèches en Afrique de l’Est ces vingt dernières années. Et, comme le soulignent depuis longtemps les scientifiques, le changement climatique d’origine humaine accroît la probabilité, la durée et la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les pluies torrentielles.
L’Ethiopie accueillait en septembre 2025 le deuxième Sommet africain sur le climat. Avec le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat et l’érosion générale des budgets d’aide au développement, les pays africains s’inquiètent de l’aggravation du coût humain et économique du dérèglement climatique.
La zone de Gamo est située dans une région verdoyante, réputée pour sa production de fruits, notamment de bananes. La topographie accidentée de la région, combinée à une densité de population relativement élevée, la rend vulnérable aux catastrophes naturelles.




