
En Corrèze, au bord d’une route départementale, une pancarte attire l’œil : « La Baze : tiers espace culturel ». A 20 kilomètres au nord de Tulle, au lieu-dit Bazaugour, sur la commune de Chamboulive (1 158 habitants), un ancien corps de ferme accueille des artistes qui s’installent là en résidence dès qu’arrivent les beaux jours. La saison des festivités démarre en mai par un chantier participatif pour remettre le site en état puis un grand bal inaugural. Elle bat son plein en juin, juillet, août avec des concerts, du théâtre ou de la danse, et elle s’achève à l’approche de l’automne par une fête collective.
Cela va faire quatre ans que la maison et ses dépendances sont accessibles au public. Et que Thibault Chaumeil (35 ans), musicien, Martina Raccanelli (46 ans) et Elodie Chamauret (38 ans), metteuses en scène, se battent pour transformer un espace d’expérimentation, de création, de médiation et de transmission artistique en un projet pérenne. Une aventure que ces bénévoles (soutenus par les adhérents de l’association) mènent avec conviction mais peu de moyens.
Tous trois intermittents du spectacle, ils se sentent parfois seuls. « On aurait besoin d’énergies nouvelles », soupirent-ils. Et besoin d’argent également car il y a urgence : s’ils veulent exploiter le lieu en toutes saisons, ils doivent, avant fin décembre, le racheter à un établissement public foncier. Montant de l’acquisition : 40 000 euros qu’il leur faut trouver coûte que coûte. Prêt bancaire ? Crowdfunding ? Mécénat ? Contribution groupée des communes alentour ? « Elles pourraient, en tant que villages d’avenir, identifier La Baze comme un lieu fédérateur », suggère l’équipe, qui ne néglige aucune piste.
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