
Les Chinois l’appellent affectueusement « l’ange souriant du Yangzi ». Ce marsouin endémique à la Chine, au museau court et retroussé, sans nageoire dorsale, serait présent dans le fleuve depuis vingt-cinq millions d’années. Il s’agit du dernier cétacé d’eau douce existant en Chine. Sa population a fortement chuté ces dernières décennies, jusqu’à frôler l’extinction de l’espèce il y a cinq ans. Mais elle repart à la hausse. Le dernier recensement, rendu public fin janvier, évalue leur nombre à 1 426 individus, en hausse de 177 par rapport au précédent décompte, en 2022, où un premier rebond était déjà observé.
D’après le Fonds mondial pour la nature (WWF), le marsouin du Yangzi (ou Yangtsé) souffre de la surpêche, de la pollution de l’eau et de l’impact du colossal barrage des Trois-Gorges, opérationnel depuis 2006, et qui perturbe les migrations des poissons dont il se nourrit.
Son cousin à la peau blanche, le dauphin baïji, a officiellement disparu. La tentative de lui créer un sanctuaire dans un bras mort du fleuve en 1995 s’est soldée par un échec cuisant : l’unique femelle baïji introduite à cet endroit a été retrouvée morte coincée dans un filet après seulement sept mois. Une mission internationale de six semaines, équipée de sonars de pointe, a parcouru le Yangzi fin 2006 sans détecter le moindre signal. L’espèce a alors été déclarée officiellement éteinte.
Il vous reste 69.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




