
Les autorités chinoises n’en ont pas fini avec les campagnes contre la corruption, comme l’ont rappelé les récentes arrestations, sous ce motif, des plus hauts généraux du pays. Mais il n’est pas question pour autant de laisser les journalistes d’investigation chinois contribuer à cette chasse en révélant par eux-mêmes les dérives des officiels locaux. L’étau, au contraire, ne fait que se resserrer autour de ces journalistes, en voie de disparition. Deux d’entre eux ont été arrêtés, le 1er février, pour « accusations mensongères », après avoir publié trois jours plus tôt, sur les réseaux sociaux, un article dénonçant la prévarication d’un haut responsable d’un canton du Sichuan, dans l’ouest du pays. Ils sont, depuis, en détention.
Liu Hu, 50 ans, est un vétéran du journalisme d’enquête, devenu indépendant après avoir travaillé pour le journal New Express, une publication de Canton. Habitant près de la ville de Chongqing, il a été interpellé alors qu’il allait se rendre à Pékin. Wu Yingjiao, 34 ans, rédacteur et photographe qui collabore avec lui, a été arrêté dans la province du Hebei, près de la capitale.
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