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Dans une élection présidentielle marquée par l’âge, élevé, des principaux prétendants, le candidat indépendant Robert F. Kennedy Jr, 70 ans, ne dépareille pas. Samedi 24 février, le neveu de John F. Kennedy s’adresse aux libertariens de Californie, réunis en convention dans un hôtel de Costa Mesa, dans le comté d’Orange, au sud de Los Angeles. Allure austère, visage fatigué, il parle de sa voix rauque, abîmée par une dysphonie spasmodique apparue à la quarantaine.

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Depuis qu’il a quitté le Parti démocrate, en octobre 2023, pour lancer une candidature de la troisième voie à la Maison Blanche, Kennedy arpente le pays pour trouver les soutiens qui lui permettront de voir son nom figurer sur les bulletins de vote dans les 50 Etats du pays, le 5 novembre. La rumeur a couru que le parti libertarien, qui est qualifié dans une trentaine d’Etats et n’a pas encore désigné son porte-drapeau, pourrait considérer sa candidature. L’intéressé a répété à la presse qu’il n’excluait rien.

Debout sur l’estrade, dans un costume gris clair, le fils de Robert Kennedy, l’ancien procureur général des Etats-Unis, assassiné en juin 1968 à Los Angeles alors qu’il briguait l’investiture démocrate à la présidentielle, se prête patiemment à l’exercice. Lui qui porte un nom plus qu’illustre juge utile de refaire les présentations. Il décrit par le menu le parcours qui l’a mené, lui, l’avocat issu du sérail démocrate, à passer de la défense de l’environnement à la dénonciation des trois chevaliers du capitalisme dévoyé : « Big Pharma », « Big Oil » et « Big Tech », pour rompre in fine avec les partis traditionnels. Avant son intervention, les participants ont été fouillés, une mesure de sécurité sans précédent à ce stade des primaires dans un « petit » parti, mais les libertariens sont de grands défenseurs du deuxième amendement, et celui-ci, selon la Cour suprême, garantit le port d’armes, y compris dissimulées.

Encore plus divisé que d’ordinaire

Robert Kennedy décrit ses débuts. Son engagement dans les années 1980 auprès des pêcheurs de l’Hudson, la rivière new-yorkaise menacée par la pollution, en lutte depuis 1966 contre les grands groupes industriels, et atterré de leur découvrir des soutiens au sein du gouvernement américain. L’expérience, dit-il, a inspiré son itinéraire de pourfendeur du « crony capitalism », le capitalisme de connivence. « Barbarie pour les pauvres, socialiste pour les riches », décrit-il. « Dans ma carrière, j’ai poursuivi plus de 500 gros pollueurs. Montrez-moi un pollueur, je vous montre une subvention. »

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