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Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, chargé aussi de l’énergie depuis ce mois-ci, a choisi le « 20 heures » de TF1, dimanche 21 janvier, pour confirmer une « décision difficile ». Alors même que le prix de l’électricité diminue sur le marché de gros, où les fournisseurs passent commande auprès des producteurs, les ménages français subiront bien une nouvelle hausse de leur facture. Cette fois, pour des raisons fiscales.

Fixé par les pouvoirs publics, révisé deux fois par an, le tarif réglementé de vente de l’électricité augmentera de 8,6 % au 1er février par rapport au tarif de base appliqué en août 2023. Et l’augmentation sera encore plus importante, de l’ordre de 9,8 %, pour le tarif heures pleines-heures creuses. Pour les petites entreprises, selon les contrats, l’évolution se situera entre 5,2 % et 8 %.

Le gouvernement confirme, par là même, l’extinction progressive du « bouclier tarifaire ». Dit autrement, il décide de faire remonter le niveau de la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité. A partir du 1er février, cette accise s’élèvera à 21 euros par mégawattheure (MWh), comme la loi de finances pour 2024 l’y autorise.

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Auparavant, entre 2022 et 2023, l’exécutif l’avait abaissée à 1 euro du MWh pour les particuliers. De quoi limiter à 4 % en moyenne, toutes taxes comprises, la hausse du tarif en février 2022. Puis à 15 % (au lieu de 99 % sans bouclier, en théorie) en février 2023 et à 10 % en août 2023 (au lieu de 74,5 %).

Au 1er février 2024, si le gouvernement avait maintenu la taxation à 1 euro du MWh, la baisse des prix sur le marché de gros aurait permis aux consommateurs d’enfin stabiliser leur facture. C’est ce qui ressort des calculs de la Commission de régulation de l’énergie, autorité administrative indépendante. Des calculs que le gouvernement peut suivre ou non.

Le secrétaire national du PCF demande un gel des factures

Le relèvement de la fiscalité rapportera 6 milliards d’euros à l’Etat, selon Bruno Le Maire. Une somme bienvenue, d’après lui, pour investir dans de nouvelles capacités de production d’électricité bas carbone (nucléaire, solaire, éolien). Ce n’est que dans un an, soit au 1er février 2025, que la taxe reviendra à son niveau d’avant le bouclier tarifaire, a-t-il déclaré. Soit à 32,44 euros du MWh.

Dès septembre 2023, le ministre de l’économie avait affirmé que la hausse de février 2024 serait sous les 10 %. Ce qui sera bien le cas pour l’essentiel des ménages, hormis ceux ayant souscrit l’option « effacement » en jours de pointe (+ 10,1 %). Mais ce qui est très loin de suffire à satisfaire tout le monde.

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