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Les militants socialistes ont largement validé, dans la nuit de jeudi 8 à mercredi 9 février, la liste de leur parti aux élections européennes, qui sera conduite par le leader de Place publique, Raphaël Glucksmann.

Selon les résultats provisoires communiqués par le Parti socialiste (PS) à l’Agence France-Presse (AFP) pendant la nuit, les militants ont adopté la liste « avec près de 80 % des voix ». Raphaël Glucksmann est désormais officiellement le candidat du PS, comme il l’avait été en 2019, lorsqu’il avait recueilli 6,19 % des voix. Une ratification formelle des résultats est prévue pour samedi 10 février.

Mais le PS et Place publique n’ont toujours pas trouvé d’accord, notamment en ce qui concerne le nombre de places réservées au petit parti sur la liste. Créditée, selon les sondages, d’entre 8 % et 10 % des voix, cette alliance peut viser pour l’instant l’envoi d’une dizaine d’eurodéputés à Bruxelles et à Strasbourg. Mais Place publique réclame trois places éligibles, alors que le PS ne veut lui en accorder que deux : celles de Raphaël Glucksmann et d’Aurore Lalucq, eurodéputée sortante.

« On a une demande hyperclaire, ça va aboutir », assure l’entourage de M. Glucksmann. L’essayiste de 44 ans, résolument pro-européen, peut se targuer d’avoir réussi en cinq ans à se faire identifier au Parlement européen par ses combats, en particulier la cause des Ouïghours en Chine ou son soutien sans réserve à l’Ukraine. Du côté du PS, le patron, Olivier Faure, souligne que M. Glucksmann est le candidat idéal et « l’homme politique le plus suivi sur Instagram ».

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Un danger pour ses concurrents à gauche

Raphaël Glucksmann est aussi vu comme un danger par ses concurrents à gauche, Léon Deffontaines, tête de liste du Parti communiste français, l’accusant « d’incarner la social-démocratie qui s’est toujours très bien accommodée du modèle libéral », et La France insoumise, par la voix de son député François Ruffin, lui reprochant d’être « hors sol et déconnecté ».

L’eurodéputé, fils du philosophe André Glucksmann et compagnon de la journaliste Léa Salamé, pâtit d’une image de « Parisien », qu’il tente de corriger, promettant d’aller « partout » sur le terrain, y compris là où la gauche est accusée d’avoir « trahi ».

Le Parti socialiste se veut désormais à l’offensive. « C’est un parti rassemblé qui adopte ce soir très largement la liste des candidats socialistes qui mèneront la bataille pour les élections européennes », s’est félicité le PS dans une courte déclaration. Il a notamment salué les bons scores de fédérations « où l’on doutait d’un résultat favorable », car dominées par des courants internes opposés à Olivier Faure, comme celles de Paris (80 %), de l’Hérault (près de 70 %), et de la région Occitanie (70 %).

Le casting avait, en effet, fait des remous dans le parti. Plusieurs responsables socialistes ont notamment critiqué un manque de diversité et de représentants des classes populaires en position éligible. La présidente d’Occitanie, Carole Delga, qui jugeait son courant politique mal servi, avait ainsi critiqué « une déconnexion » de la liste par rapport à la réalité des Français.

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Le Monde avec AFP

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