Microscopie électronique à balayage aux couleurs rehaussées montrant des spermatozoïdes à la surface d’un ovule humain lors de la fécondation, en 2013.

Quelle doit être, chez les hommes, la durée d’abstinence sexuelle optimale avant la mise en œuvre d’un projet de procréation ? L’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans ses recommandations, déconseille en tout cas d’éjaculer deux à sept jours avant de fournir un échantillon de sperme pour une analyse, un traitement de la fertilité ou une procédure d’assistance médicale à la procréation (AMP).

Mais une abstinence sexuelle plus courte pourrait être préférable pour améliorer la qualité du sperme, suggère une étude publiée le 25 mars par la revue Proceedings of the Royal Society B.

Une équipe de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) a réalisé un bilan (méta-analyse) de 115 études portant sur 54 889 hommes, dans 31 pays. Confirmant ainsi ce fait connu, tout en le quantifiant : en cas de stockage prolongé, la qualité des spermatozoïdes matures se détériore, et ce indépendamment de l’âge de l’homme. Dans ces études, les durées d’abstinence variaient de quelques heures à plusieurs semaines. « Une abstinence de moins de deux jours produisait des éjaculats de meilleure qualité », résume Krish Sanghvi, doctorant et coauteur principal de ce travail. Plus les durées d’abstinence augmentaient, plus le stress oxydatif et les dommages de l’ADN s’intensifiaient, avec une mobilité et une viabilité moindres.

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