
Donald Trump s’accroche à ses droits de douane, envers et contre tout. L’administration américaine a annoncé, jeudi 12 mars, le lancement d’enquêtes sur le travail forcé contre une soixantaine de ses partenaires commerciaux, dont les pays de l’Union européenne, le Royaume-Uni, le Canada, la Chine ou encore le Mexique. La manœuvre a pour but de rétablir les barrières douanières chères au président américain, que la Cour suprême a déclaré illégales.
Les investigations, qui seront menées par le bureau du représentant américain au commerce, Jamieson Greer, devront déterminer si les pays visés appliquent bien des législations contre l’importation de biens fabriqués avec l’aide de travail forcé. S’appuyant sur le Trade Act, une loi de 1974, le gouvernement américain pourra ensuite décider de sanctionner les pays fautifs, avec de nouveaux droits de douane.
Le processus est ultrarapide. Les pays concernés ont un mois pour fournir des éléments à l’appui de leur défense. Les audiences commenceront début mai et devraient s’achever avant l’été. Et pour cause : les droits de douane actuels décrétés par Donald Trump au lendemain du revers infligé par la Cour suprême, à hauteur de 10 % sur l’ensemble des pays de la planète, sur la base d’une autre section du Trade Act, ne sont valables que cinq mois. Après cette date, le président devra consulter le Congrès, avec le risque que les élus républicains, dont une partie est davantage attachée au libre-échange que lui, ne lui opposent un refus, à quelques mois des élections de mi-mandat, de novembre.
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