Deux policiers de l’antenne de l’office antistupéfiants (Ofast) de Marseille ont été mis en examen, vendredi 4 avril, pour trafic de stupéfiants et blanchiment notamment, a annoncé le parquet de Paris. Les investigations « ont révélé des échanges entre des policiers et d’autres personnes, portant sur la cession d’au moins 360 kg de cocaïne, en dehors de tout contrôle hiérarchique, et sur la dissimulation des quantités réelles arrivées sur le territoire », selon la même source.

A l’issue de leur garde à vue, commencée lundi, les deux policiers ont été mis en examen pour « importation et trafic de stupéfiants en bande organisée, blanchiment, association de malfaiteurs, faux en écriture publique, atteinte à l’intimité de la vie privée par fixation, enregistrement ou transmission de l’image et des paroles d’une personne », selon le ministère public. Le parquet a demandé leur placement en détention provisoire pour éviter qu’ils se concertent.

Une enquête avait été lancée sur la base d’un renseignement anonyme en février 2023, portant sur une arrivée de cocaïne au port de Marseille, envoyée par conteneur depuis la Colombie, et à destination de la région parisienne, a détaillé le parquet. « Dans le cadre de cette enquête, il avait été convenu de surveiller l’arrivée d’une cargaison de 180 à 200 kilos de cocaïne ; or il s’est avéré que cette livraison a permis l’entrée sur le territoire de près de 400 kilos », selon le parquet.

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Des perquisitions ont été réalisées en avril 2024 dans les locaux de l’Ofast à Marseille. En septembre, la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée s’est saisie de l’enquête, sur dessaisissement du parquet de Marseille, puis a confié les investigations à des juges d’instruction le 27 novembre.

Dans le cadre de cette affaire, deux personnes avaient été mises en examen le 13 février pour importation et trafic de stupéfiants, et placées en détention provisoire.

Le Monde avec AFP

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