Le président américain, Donald Trump, en conférence de presse, à la Maison Blanche, à Washington, le 20 février 2026. 

Rien ne pouvait laisser présager que Learning Resources, le nom de la société fondée en 1984 par la mère de Rick Woldenberg, passe un jour à la postérité, grâce à l’une des décisions les plus retentissantes de la Cour suprême des Etats-Unis. Son PDG, un importateur de jeux éducatifs basé dans l’Illinois, a été l’un des premiers parmi les quelque 2 000 chefs d’entreprise à porter plainte contre les droits de douane de Donald Trump. C’est ainsi que son cas est remonté jusqu’à la plus haute juridiction sous l’intitulé 24-1287 Learning Resources Inc. v. Trump, et qu’une majorité de juges a déclaré contraire à la Constitution l’un des principaux piliers de la politique économique de l’administration américaine.

Depuis des mois, M. Trump martèle que ce sont les autres pays, parce qu’ils « arnaquent » prétendument les Etats-Unis, qui doivent payer des droits de douane. M. Woldenberg, lui, sait très bien qui, in fine, règle la facture. La passion du président des Etats-Unis pour les « tariffs » a déjà coûté à Learning Resources 10 millions de dollars (environ 8,5 millions d’euros) depuis avril 2025. « J’espère que la décision de la Cour suprême permettra à chacun de prendre du recul et de réfléchir à ce qui est important et à ce qui doit être fait », a-t-il déclaré dans un entretien à l’agence Reuters.

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