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Des gendarmes sécurisent le périmètre autour du Haut-Vernet, trois jours après la découverte des ossements d’Emile, 2 ans et demi, le 2 avril 2024.

Trois jours après la découverte d’ossements du garçonnet de 2 ans et demi disparu en juillet dans le hameau du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blanchon, a expliqué mardi 2 avril, au cours d’une conférence de presse, que leur analyse n’avait pas permis de déterminer les causes de la mort de l’enfant. C’est la première fois que M. Blanchon s’exprime depuis qu’il a été saisi du dossier, le 18 juillet.

Les fouilles complémentaires, lancées après la découverte macabre d’une randonneuse, le 30 mars, ont toutefois permis de trouver « certains vêtements que portait » le garçonnet, à savoir un tee-shirt, des chaussures et une culotte. Ces effets n’ont pas été retrouvés au même endroit, mais « éparpillés sur une dizaine de mètres », a expliqué le procureur. Alors qu’aucun autre ossement ni effet personnel n’ont été trouvés, M. Blanchon a affirmé qu’il n’était pas possible à ce stade de savoir si les restes d’Emile Soleil avaient été déplacés ; « à cette heure, nous ne pouvons affirmer si le corps d’Emile se trouvait d’ores et déjà dans la zone de recherches » au moment des recherches qui ont immédiatement suivi sa disparition, cet été, a précisé M. Blanchon.

Les événements se sont précipités ces derniers jours, avec la découverte du crâne de l’enfant par une randonneuse samedi, deux jours seulement après la « mise en situation » – sorte de reconstitution des faits – organisée dans le Haut-Vernet, minuscule hameau de vingt-cinq habitants.

Lire le récit | Article réservé à nos abonnés La découverte des ossements du petit Emile relance l’enquête au Haut-Vernet

Parallèlement aux investigations sur le terrain, qui ont repris dimanche, l’analyse des premiers ossements retrouvés par l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), situé à Pontoise, en banlieue parisienne, pourrait notamment aider à déterminer si le corps de l’enfant se trouvait bien à cet endroit dès son décès ou s’il y a été déposé a posteriori.

Car la zone, au-dessus du Haut-Vernet, où le crâne du petit Emile a été retrouvé samedi, sur un chemin escarpé assez éloigné du bourg, avait été largement inspectée en juillet, par des battues citoyennes, les gendarmes mais aussi des chasseurs. Les enquêteurs essaient donc de vérifier si « ces ossements ont pu être ramenés par une personne humaine, un animal, ou bien les conditions météo », comme l’expliquait lundi la porte-parole de la gendarmerie, Marie-Laure Pezant.

Une centaine de gendarmes, dont des dizaines d’enquêteurs, avec parmi eux des anthropologues et des équipes cynophiles aidées de chiens spécialisés dans la détection de restes humains, recherchent des indices pouvant expliquer le décès de l’enfant, a précisé mardi à l’Agence France-Presse la capitaine Montgredien. Le 8 juillet 2023, jour de sa disparition, le garçonnet venait d’arriver pour l’été dans la résidence secondaire de ses grands-parents maternels.

Lire notre enquête (2023) : Article réservé à nos abonnés La disparition du petit Emile met le village du Vernet sous pression

Le Monde avec AFP

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