Hors de question d’être pris au piège dans la guerre que mènent les Etats-Unis et Israël contre l’Iran. C’est en résumé l’état d’esprit des capitales européennes après la demande, dimanche 15 mars, de Donald Trump à ses alliés européens et asiatiques, de venir l’aider à rétablir la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, que la République islamique bloque en réplique aux bombardements des Etats-Unis et d’Israël.
« Il est tout à fait normal que les pays qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte qu’aucun incident ne s’y produise », assurait encore, dimanche, le président américain, qui estime que l’Europe, le Japon, la Corée du Sud ou la Chine dépendent fortement du gaz et du pétrole du Golfe. Le locataire de la Maison Blanche a assorti sa demande d’une menace. « S’il n’y a pas de réponse ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très néfastes pour l’avenir de l’OTAN », a-t-il ajouté pour les Européens.
En Europe, il n’était pas question, lundi, de répondre au chantage de Donald Trump. A Bruxelles, Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, a été on ne peut plus claire après le conseil : « Cette guerre n’est pas la guerre de l’Europe, mais les intérêts de l’Europe sont directement en jeu », avant de préciser que le Vieux Continent « n’a aucun intérêt à ce qu’elle s’éternise ».
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