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Histoires Web mardi, mars 5
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Le programme Lunar Hatch a pour objectif d’adapter aux conditions lunaires une forme expérimentale d’aquaculture terrestre, afin de produire in situ une partie de l’alimentation dont auraient besoin les équipages pour leurs missions de plusieurs mois.

Installer des élevages de poissons sur la Lune pour nourrir les résidents d’une
future base, tel est l’enjeu de Lunar Hatch. Lancé en 2019, avec le soutien du Centre national d’études
spatiales et de l’Agence spatiale européenne (ESA), ce programme, piloté par des biologistes de l’unité mixte
de recherche Marine Biodiversity, Exploitation and Conservation (Marbec) de la station de l’Institut français
de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) de Palavas-les-Flots (Hérault), vise à s’assurer que les
œufs fécondés indispensables au fonctionnement d’éventuels dispositifs d’aquaculture sélénite sont à même de
survivre au périlleux voyage jusqu’à notre satellite.

Du bar frais, deux fois par semaine au menu des astronautes ? Cyrille Przybyla,
de l’Ifremer, en est convaincu : « C’est possible. » Si elle devait un jour être
lancée, la colonisation de notre satellite nécessiterait certainement le recours à des systèmes à même de
produire in situ une partie de l’alimentation dont auraient besoin les équipages pour leurs missions de
plusieurs mois. Or les recherches sur les « supports vie », ces équipements capables de convertir
les ressources locales et les déchets en biomasse comestible, se sont pour l’instant focalisées sur les seuls
légumes et microalgues. Cela impose aux futurs conquérants des mers sélénites un régime à base de végétaux ou
de conserves lyophilisées qui pourrait ne pas convenir à tous, dans cet environnement de gravité réduite où le
travail des muscles et des os crée des carences en vitamine B12.

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