Des étudiants de l’université de Strasbourg protestent contre le partenariat signé entre leur établissement et l’université Reichman de Herzliya (Israël), le 9 avril 2025.

Depuis plus de deux ans, les demandes répétées de rupture des partenariats entre universités françaises et israéliennes sont restées lettre morte. C’est désormais par la voie de la justice administrative qu’un collectif attaque huit universités (Paris-I Panthéon-Sorbonne, Sorbonne Université, Paris Sciences et Lettres, Aix-Marseille Université, Strasbourg, Grenoble-Alpes, ENS-Lyon et Sciences Po Paris) ainsi que deux ministères (celui de l’enseignement supérieur et de la recherche, et celui de l’Europe et des affaires étrangères).

Le 25 mars, des recours ont été déposés devant le Conseil d’Etat et des tribunaux administratifs, ainsi qu’auprès de la Commission d’accès aux documents administratifs par l’Union juive française pour la paix, l’association Nidal, la CGT-Ferc-Sup, Sud-Education, l’Union étudiante, Solidaires Etudiants et l’association Students for Justice in Palestine de Sciences Po Paris.

« Nous demandons aux tribunaux administratifs [pour les huit universités] et au Conseil d’Etat [pour les deux ministères] d’ordonner la transmission des conventions de partenariat et de constater que ces partenariats sont contraires aux obligations du droit international qui s’imposent à la France, ce qui doit aboutir à la suspension des accords passés », a précisé l’une des avocates du collectif, Me Damia Taharraoui, lors d’une conférence de presse, mercredi 25 mars.

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