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Chaque vendredi, Le Monde Afrique vous présente trois nouveautés musicales issues ou inspirées du continent. Cette semaine, focus sur les nouveaux albums de London Afrobeat Collective, des Sorcerers et de La Sève, trois groupes de Londres, Leeds et Crest qui revisitent les genres historiques que sont l’afrobeat, la rumba congolaise, l’éthiojazz ou le bikutsi.

« Topesa Esengo Na Motema », de London Afrobeat Collective

Difficile de se tromper sur la marchandise tant le London Afrobeat Collective porte bien son nom : ce groupe de huit musiciens de la capitale britannique entend perpétuer l’héritage de Fela Kuti, génial inventeur de l’afrobeat au Nigeria, en y apportant des touches de funk, de jazz ou de dub.

Une recette de nouveau à l’œuvre dans son quatrième album, Esengo (« joie », en lingala, à paraître vendredi 16 février), même si le premier morceau dévoilé lorgne clairement du côté d’un autre genre musical : la rumba congolaise, reconnaissable ici à l’entêtante mélodie de guitare. La « faute » à la chanteuse Juanita Euka, qui n’est autre que la nièce de Franco Luambo (1938-1989), légende de la musique à Kinshasa.

« Bebaynetu », des Sorcerers

Direction Leeds, toujours au Royaume-Uni, où les Sorcerers s’inspirent avec brio d’un autre géant de la musique africaine : Mulatu Astatke. Le groupe formé autour du bassiste et guitariste Neil Innes, du batteur Joost Hendrickx et du multi-instrumentiste Richard Ormrod donne dans l’éthiojazz des années 1960 et 1970, un style rendu célèbre par la légendaire série de CD « Ethiopiques ».

Les « sorciers » en proposent une version paisible et envoûtante dans leur troisième album, I Too Am a Stranger, prévu le 8 mars. En attendant de pouvoir l’écouter en intégralité, on se régale d’ores et déjà du premier extrait, Bebaynetu, nommé d’après leur plat éthiopien préféré. Le maître Mulatu le dit lui-même : « C’est génial. »

« Jolie Forêt », de La Sève

Enfin, c’est du côté de Crest, dans le département français de la Drôme, que, armé de trois guitares et d’une batterie, le quatuor La Sève s’attelle à explorer la jungle du bikutsi, cette musique ternaire, rapide et cadencée jouée à l’origine par les femmes au Cameroun lors de cérémonies sacrées ou de rituels de guérison, avant de connaître une évolution plus moderne – et masculine – dans les années 1970.

Après Canopée en 2021, le deuxième album du groupe, Chlorophylle, est sorti mi-janvier et rassemble dix morceaux qui sont autant d’hymnes à la nature (ils ont pour noms Jolie Forêt, Feuille, Oiseaux…) et à la danse, avec l’objectif affiché de « faire chalouper les hanches et taper les pieds par terre ».

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Retrouvez tous les coups de cœur musicaux de la rédaction dans la playlist YouTube du Monde Afrique.

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