
Huit mois après la détection du premier cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) sur son territoire, la France semble sortir de la crise sanitaire. Aucun nouveau cas de cette maladie, touchant exclusivement les bovins, et non transmissible aux humains, n’a été identifié depuis le 2 janvier et la vaste campagne de vaccination lancée en décembre dans le Sud-Ouest a permis de protéger la quasi-totalité des bêtes de cette large zone comptant dix départements. En conséquence, la dernière zone réglementée encore en vigueur, autour de l’Ariège, devrait être levée vendredi 20 février, allégeant les restrictions de déplacement des bovins qui visaient à éviter la diffusion de la maladie à d’autres élevages.
Symbole d’une année marquée par cette crise aussi bien sanitaire que politique, le Salon de l’agriculture, grand rendez-vous annuel des éleveurs, s’ouvrira malgré tout pour la première fois, samedi 21 février, sans la présence d’aucun bovin. « Les organisations professionnelles ont fait le choix du principe de précaution, souligne Raphaël Guatteo, enseignant-chercheur en gestion de la santé des troupeaux bovins à l’Ecole nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation de Nantes-Atlantique (Oniris). D’un strict point de vue sanitaire, la probabilité que des contaminations entre bovins soient survenues au Salon de l’agriculture est faible, mais si cela avait été le cas, les conséquences auraient été très graves. »
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